Accord Algérie-Tchad pour booster les infrastructures et la route transsaharienne
Un nouvel élan stratégique a été donné entre l’Algérie et le Tchad avec la signature, en fin de semaine dernière à N’Djamena, d’un protocole d’entente visant à dynamiser les projets d’infrastructures et à accélérer la réalisation de la route transsaharienne. Cet accord s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la rencontre bilatérale d’avril, marquant une volonté commune de renforcer les liens économiques et logistiques entre les deux nations.
Une collaboration renforcée autour des infrastructures
L’accord, paraphé par le ministre algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et son homologue tchadien des Infrastructures et du Désenclavement routier, Amir Idriss Kourda, officialise un cadre de travail concret pour les prochaines étapes. Cette signature a eu lieu dans le cadre d’une réunion de coordination organisée à N’Djamena, seconde journée d’une visite officielle de la délégation algérienne au Tchad.
Un partenariat en marche : acteurs et engagements
Plusieurs figures clés ont participé à cette rencontre décisive : du côté algérien, le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, l’ambassadeur en poste à N’Djamena, ainsi que des représentants du groupe Cosider et de la Société nationale des travaux publics (SNTP). Côté tchadien, la ministre déléguée aux Infrastructures et plusieurs cadres supérieurs étaient présents pour garantir l’avancement des projets.
Lors de cette session, le ministre tchadien a salué la « vitesse remarquable » des avancées réalisées depuis la signature des accords initiaux à Alger, le 22 avril. Il a mis en avant les visites techniques conjointes et le démarrage des études préparatoires pour le tronçon tchadien de la route transsaharienne, projet phare de cette coopération.
Un projet d’envergure : la route transsaharienne en ligne de mire
Ce corridor routier, qui traversera le Tchad, s’annonce comme un levier majeur pour désenclaver la région et stimuler les échanges commerciaux. Les deux pays affichent une ambition claire : transformer cet axe en une artère économique essentielle, reliant l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique du Nord via des infrastructures modernes et durables.