Affaire ousmane sonko : le jëf jël de talla sylla presse les députés d’agir devant la cour suprême
Dans un communiqué rendu public, le parti Alliance Jëf Jël de Talla Sylla a indiqué avoir pris acte de la décision n° 5/C/2026 rendue le mercredi 17 juin 2026 par le Conseil constitutionnel, à la suite du recours déposé le 1er juin par dix-huit députés de l’opposition.
Ce recours visait à faire annuler la décision du Bureau de l’Assemblée nationale datée du 24 mai 2026, qui avait acté l’intégration de Monsieur Ousmane Sonko en qualité de député. En tant que formation politique résolument attachée à l’État de droit, le Jëf Jël réaffirme son respect absolu des décisions de justice. Les arrêts du Conseil constitutionnel s’imposent à tous les pouvoirs publics ainsi qu’à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, peut-on lire dans ce texte.
Le Jëf Jël a toutefois tenu à apporter les clarifications essentielles suivantes :
1. Une déclaration d’incompétence n’est pas un brevet de constitutionnalité
Contrairement à la désinformation que certains pourraient être tentés de propager, le Conseil constitutionnel n’a en aucun cas validé la réintégration de M. Ousmane Sonko. Les « Sages » se sont contentés de se déclarer incompétents pour juger de la légalité de cet acte. Comme l’a justement souligné une voix éminente du droit, la haute juridiction a préféré s’abriter dans le « confort de l’incompétence », refusant de trancher la question constitutionnelle fondamentale de l’incompatibilité et des conditions d’exercice du mandat parlementaire.
2. Une voie claire tracée vers le juge administratif
Loin de fermer le dossier, le Conseil constitutionnel a posé un acte juridique majeur. Dans ses considérants, il a expressément qualifié la décision du Bureau de l’Assemblée nationale d’« acte administratif » interne, arguant qu’elle ne participe pas directement au processus électoral. Ce faisant, le juge constitutionnel a lui-même indiqué la juridiction compétente pour connaître de cette affaire : la Chambre administrative de la Cour suprême.
3. L’appel à la poursuite du combat légal
Le Jëf Jël considère qu’il n’y a pas péril en la demeure tant que la boussole reste la Loi et que le champ de bataille demeure le prétoire de nos institutions. Là où certains pourraient être tentés par la politique de la chaise vide ou des combats d’une autre nature, nous choisissons la force du Droit.
Par conséquent, le Jëf Jël invite solennellement les députés requérants à ne pas baisser les bras et à introduire, sans délai, un Recours pour Excès de Pouvoir devant la Cour suprême. Seuls les parlementaires ont aujourd’hui l’intérêt à agir nécessaire pour mener cette ultime bataille pour la dignité de l’Assemblée nationale. Le combat pour la République est un marathon juridique et politique.
Enfin, l’alliance Jëf Jël a promis de « rester vigilante, debout, et aux côtés de tous les démocrates qui refusent les coups de force institutionnels ».