31 mai 2026

Africa Solidaire

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Alliance des États du Sahel : frappes aériennes conjointes au Mali

L’alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, a confirmé avoir mené des frappes aériennes intenses sur le territoire malien en réponse à des attaques sanglantes perpétrées par des groupes jihadistes liés à al-Qaïda et des séparatistes touaregs.

Ce week-end, ces groupes armés ont lancé la plus grande offensive contre le Mali en près de 15 ans. Ils ont notamment pris le contrôle de la ville stratégique de Kidal et causé la mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, plongeant le pays dans une crise sécuritaire majeure.

L’AES, créée pour lutter contre l’insécurité dans la région, dispose désormais d’une force conjointe de 15 000 hommes, renforcée en avril 2026 pour faire face à ces menaces. Les autorités nigériennes ont salué « la réponse rapide et vigoureuse » de cette unité, qui a engagé des campagnes aériennes dans les heures suivant les attaques du 25 avril dans les régions de Gao, Ménaka et Kidal.

Réactions et déclarations après les attaques

Le porte-parole des rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a appelé le Burkina Faso et le Niger à ne pas s’immiscer dans les événements en cours au Mali. Cependant, les trois pays de l’AES, dirigés par des juntes issues de coups d’État entre 2020 et 2023, ont réaffirmé leur solidarité avec Bamako.

Lors des funérailles de Sadio Camara, le ministre burkinabè de la Défense, Celestin Simpore, a promis de « traquer les assassins » responsables de ces actes, au nom de l’AES. Cette crise a également révélé les tensions croissantes entre Bamako et Paris, accusé par Niamey de soutenir les groupes terroristes.

Manifestations de soutien au Niger

Environ un millier de personnes se sont rassemblées à Niamey, la capitale nigérienne, pour manifester leur « solidarité avec le peuple malien ». Les slogans scandés par la foule, comme « À bas les impérialistes » ou « Vive l’AES », reflétaient un rejet des puissances étrangères perçues comme des soutiens aux terroristes.

Effred Mouloul, représentant de la coalition de la société civile à l’origine de l’événement, a déclaré : « Au peuple malien, nous disons : vous n’êtes pas seuls. Les forces actives du Niger et de l’AES se tiennent à vos côtés et expriment une solidarité totale. » Il a également critiqué le manque de soutien des dirigeants africains face à l’assassinat ciblé des responsables maliens et exigé le départ des troupes françaises du territoire de l’AES.

Le gouvernement nigérien a de son côté accusé la France de parrainer les attaques de ce week-end au Mali, une accusation que Paris a fermement démentie. En prévention, Niamey a annulé les défilés du 1er mai pour des raisons de sécurité.

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