4 août 2026

Africa Solidaire

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Cameroun : le retour imminent de Paul Biya au cœur des débats politiques

Les spéculations sur l’état de santé du Président Paul Biya, âgé de 93 ans, alimentent les débats au Cameroun après son absence prolongée du pays. Depuis près de deux mois, l’absence du Chef de l’État a suscité de vives interrogations, entre rumeurs persistantes et démentis officiels.

Une absence qui interroge : où en est la gouvernance ?

René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a affirmé le 2 août 2026 que Paul Biya était sur le point de rentrer au Cameroun. « Le président est en vie… Il n’y a aucune vacance du pouvoir ! », a-t-il martelé, cherchant à éteindre les spéculations sur une possible démission ou un empêchement de longue durée.

L’opposition réclame plus de transparence face aux incertitudes

Plusieurs figures de l’opposition, dont Jean-Michel Nintcheu et l’Union démocratique du Cameroun (UDC), ont dénoncé un manque de clarté. Elles exigent que le Conseil constitutionnel se prononce officiellement sur la situation, évoquant un risque de « vide institutionnel » si la gouvernance reste opaque.

Que dit la Constitution en cas de vacance du pouvoir ?

Selon l’article 6, alinéa 4, de la Constitution camerounaise, une vacance du pouvoir, pour décès, démission ou empêchement définitif, doit être constatée par le Conseil constitutionnel. Dans ce cas, une élection présidentielle doit être organisée dans un délai de 20 à 120 jours. Pendant cette période, l’intérim est assuré par le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, ou à défaut par Naomie Mikel Bégala épouse Akono, première vice-présidente.

Cependant, le président par intérim ne peut modifier la Constitution, dissoudre le gouvernement ou organiser un référendum, et il est exclu de se présenter à l’élection suivante.

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