29 juillet 2026

Africa Solidaire

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Dialogue politique en République démocratique du Congo : les leaders de la coalition Article 64 exposent leurs conditions

Dialogue politique en République démocratique du Congo : les conditions posées par la coalition Article 64

Après un déplacement à Bujumbura, les représentants de la Coalition Article 64 ont détaillé ce qu’ils attendent d’un éventuel dialogue politique en République démocratique du Congo. Une rencontre avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, dans le cadre de ses fonctions à la tête de l’Union africaine, a marqué le début de cette initiative.

Des préalables incontournables pour un dialogue crédible

Les figures de proue de la Coalition Article 64, dont Martin Fayulu, ont rapidement clarifié leur position : aucun échange n’a été sollicité avec le chef d’État burundais. Celui-ci aurait pris l’initiative en sa qualité de président en exercice de l’organisation panafricaine.

Les leaders de la coalition ont exprimé leur adhésion au principe du dialogue politique et de la cohésion nationale, mais à une condition : l’abandon définitif du projet de modification constitutionnelle. Ils exigent également la libération immédiate des prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires à motivation politique et le rétablissement intégral des libertés fondamentales.

Des principes intangibles pour les défenseurs de l’ordre constitutionnel

Pour la Coalition Article 64, certains principes ne sont pas négociables. Ils insistent sur le respect strict de la Constitution, de l’État de droit et de la souveraineté populaire. Selon eux, les échecs passés des processus de paix s’expliquent par l’absence de traitement des causes politiques profondes de la crise en République démocratique du Congo.

Ils pointent notamment le projet de révision constitutionnelle porté par le régime Tshisekedi comme un obstacle majeur à la stabilité du pays, dans un contexte déjà marqué par un conflit armé et l’occupation partielle du territoire national.

Une marche pacifique pour faire entendre leurs revendications

Les membres de la coalition ont réaffirmé leur opposition farouche au projet de révision constitutionnelle et réclamé le respect de l’ordre institutionnel. Leurs revendications seront portées publiquement le 22 juillet lors d’une marche pacifique vers le Palais de la Nation.

L’objectif affiché ? Demander la démission du président Félix Tshisekedi, accusé d’avoir trahi son serment constitutionnel et de compromettre la stabilité du pays.

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