14 août 2026

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Gabon : Daisy Akinikoussou dénonce les attaques contre la mère du président Oligui Nguema

Face aux attaques répétées contre la mère du président de la République gabonaise Brice Clotaire Oligui Nguema, la députée Daisy Léance Akinikoussou a choisi de réagir avec fermeté. Dans une déclaration percutante intitulée « Il faut savoir dire : ça suffit ! », l’élue du département des Plateaux met en garde contre une dérive qui, selon elle, menace non seulement la dignité des femmes, mais aussi l’équilibre même des familles et de la vie publique.

Pour cette figure politique, agréger les critiques envers un dirigeant à des attaques personnelles contre ses proches représente une transgression inacceptable. Elle rappelle qu’une démocratie se caractérise aussi par le respect d’une ligne rouge : celle qui sépare la confrontation politique légitime des attaques contre l’intimité des individus.

Son intervention fait suite à des propos attribués à Landry Mbeng, alias Lanlaire, un activiste connu pour ses prises de position virulentes sur les réseaux sociaux. La députée y voit une escalade dangereuse, où la critique politique bascule dans l’atteinte à la vie privée et à la dignité familiale.

Le respect de la mère : un principe universel

« Une mère reste une mère, quelle que soit la fonction exercée par son enfant », rappelle Daisy Léance Akinikoussou. Pour elle, la mère du président ne peut être réduite à un simple maillon dans la chaîne de la critique politique, uniquement parce que son fils occupe des responsabilités nationales. Elle souligne avec force que : « On peut combattre le Président, contester ses décisions et dénoncer sa gouvernance sans pour autant s’en prendre à sa famille. »

Cette position dépasse, selon elle, la simple défense d’un régime ou d’une personnalité. Il s’agit avant tout de préserver un principe fondamental : le respect de la dignité humaine, quelles que soient les circonstances. Une mère n’a pas à payer le prix des choix politiques de son enfant, insiste-t-elle.

Défendre les femmes, c’est les défendre toutes

En tant que secrétaire générale du Réseau national des femmes députés (RENAFED), Daisy Léance Akinikoussou aborde cette polémique sous l’angle de la lutte pour l’égalité et le respect des femmes. Elle rappelle que le combat pour les droits et la dignité des femmes ne doit pas être sélectif. « Défendre les femmes, c’est les défendre toutes, y compris celles dont les opinions ou les liens familiaux diffèrent des nôtres », martèle-t-elle.

Cette prise de position vise à recentrer le débat sur une question essentielle : jusqu’où la société gabonaise est-elle prête à tolérer la banalisation des insultes et des humiliations envers les femmes, qu’elles soient publiques ou anonymes ? Pour la députée, cette tolérance zero doit s’appliquer à toutes, sans distinction.

Un précédent qui menace l’ensemble de la société

L’élue met en garde contre les conséquences de cette escalade verbale. « Aujourd’hui, c’est la mère du Président. Demain, ce pourrait être la mère d’un opposant, d’un militant, d’un journaliste ou d’un simple citoyen », prévient-elle. Elle craint que cette normalisation des attaques personnelles ne crée un terrain propice à toutes les formes d’abus et d’injustices.

Son message est clair : la critique politique doit rester centrée sur les actes, les projets et les décisions des gouvernants. Elle ne doit en aucun cas se transformer en une chasse aux proches des personnalités publiques sous prétexte de leur lien familial ou affectif avec ces dernières.

Rétablir les frontières du débat public

Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs acteurs de la société gabonaise expriment leur inquiétude face à la dégradation des échanges sur les réseaux sociaux. La question n’est plus seulement politique, mais éthique : quelles limites doit-on imposer à la confrontation publique pour préserver le respect et la dignité de chacun ?

Pour Daisy Léance Akinikoussou, la réponse est sans ambiguïté. « On peut être un adversaire politique déterminé sans devenir un adversaire de la dignité humaine », rappelle-t-elle. Elle appelle à un retour à un débat démocratique où les idées s’affrontent, mais où les personnes, surtout les plus vulnérables, sont protégées des attaques gratuites et des humiliations.

Son appel à dire « ça suffit ! » résonne comme un rappel nécessaire : dans une nation qui se veut moderne et respectueuse des droits humains, les limites doivent être rétablies. La dignité ne doit jamais être sacrifiée sur l’autel de la polémique ou de la vindicte populaire.

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