12 août 2026

Africa Solidaire

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Gabon : Geoffroy Foumboula dénonce les excès verbaux des activistes et interpelle les autorités

Les attaques personnelles contre les dirigeants gabonais et leurs familles, ainsi que les propos injurieux relayés par certains activistes installés à l’étranger, ont poussé Geoffroy Foumboula Libeka Makosso à tirer la sonnette d’alarme. Lors d’une conférence de presse organisée à Libreville, le représentant de la société civile gabonaise a fermement condamné les récentes dérives verbales visant le président Brice Clotaire Oligui Nguema, son épouse et sa mère. Face à l’augmentation des outrances, il exige des autorités une réaction ferme, notamment sur le plan judiciaire, plutôt que des condamnations symboliques.

Le débat politique au Gabon peut être intense, mais il ne doit pas basculer dans l’injure ou la diffamation. Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a rappelé cette limite essentielle lors de son intervention. Selon lui, la critique des institutions et des gouvernants est légitime, mais elle ne doit en aucun cas se transformer en attaques personnelles contre les individus, encore moins contre les proches des dirigeants. Cette frontière entre liberté d’expression et dérive verbale doit être respectée pour préserver l’intégrité du débat démocratique.

La liberté d’expression a des limites claires

Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, l’engagement civique ne se résume pas à des invectives. Il a souligné que son propre parcours s’est construit sur des actions concrètes : plaidoyers, prises de position publiques et, si nécessaire, recours aux tribunaux. « Ne pas être d’accord avec une décision politique ne signifie pas insulter son adversaire », a-t-il martelé. Selon lui, la période de transition politique en cours doit s’accompagner d’un retour à l’ordre constitutionnel, où les règles de droit s’appliquent sans exception. Il a également rappelé que « l’insulte, la diffamation et l’outrage constituent des délits, et non des manifestations de la liberté d’expression ». Ces propos, tenus lors de sa conférence, visaient directement les attaques attribuées à un activiste connu sous le pseudonyme « Lanlaire » contre le président et sa famille. Foumboula a exigé une réponse judiciaire adaptée pour ces dérives, afin d’éviter une banalisation des comportements inacceptables.

Des questions sur les liens entre le pouvoir et certains activistes

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso n’a pas seulement pointé du doigt les auteurs des propos outrageants. Il a également questionné les relations entretenues par les autorités avec certains activistes de la diaspora, dont la réputation repose sur des attaques répétées contre les institutions. Il a évoqué des invitations au Gabon, des participations à des émissions publiques ou encore des démarches liées à des déplacements officiels, suggérant une proximité troublante avec des figures connues pour leurs excès verbaux. L’un des points les plus marquants de son intervention concerne une allégation selon laquelle un activiste aurait reçu une somme importante — 150 000 euros, soit près de 100 millions de francs CFA — d’un membre de la délégation présidentielle en échange de propos hostiles envers le chef de l’État. Cette affirmation, non confirmée judiciairement, soulève des interrogations sur d’éventuels arrangements entre certains activistes et les sphères du pouvoir.

Mettre un terme à une proximité controversée

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a appelé le président et ses collaborateurs à mettre fin à cette proximité jugée excessive. « Le Président de la République et son équipe doivent cesser ces liens avec des activistes dont les seuls « états de service » reposent sur l’outrage et l’insulte », a-t-il déclaré. Selon lui, l’absence de sanctions judiciaires face à ces dérives peut encourager un sentiment d’impunité parmi leurs auteurs. Pire, cela pourrait donner l’impression que l’outrance est un moyen efficace pour obtenir visibilité et accès aux cercles décisionnels. Pour éviter que ces comportements ne deviennent la norme, il a insisté sur la nécessité d’engager des poursuites contre les auteurs de ces dérives. Une démarche qu’il juge indispensable pour préserver l’image de la République et rétablir la confiance dans les institutions. Car, selon lui, condamner verbalement une dérive sans agir juridiquement revient à en minimiser la gravité.

Un appel à la responsabilité des internautes

Au-delà des autorités, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso s’est tourné vers les citoyens gabonais, en particulier les utilisateurs des réseaux sociaux. Il les a encouragés à ne plus amplifier la viralité des contenus injurieux en désabonnant les comptes concernés, en évitant de partager ces messages et en signalant ces abus aux plateformes. Cette prise de position soulève une question plus large : comment concilier liberté d’expression et respect dans le débat public gabonais ? Pour lui, la contradiction politique est nécessaire, mais elle ne doit en aucun cas se muer en humiliation personnelle. Critiquer les actions d’un gouvernement relève du débat démocratique ; sanctionner les infractions relève, lui, de la justice.

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