12 juillet 2026

Africa Solidaire

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Gabon : un collectif d’ONG dénonce les cybermenaces liées aux VPN et exige la fin de la coupure des réseaux sociaux

Un regroupement d’associations gabonaises a officiellement porté plainte ce week-end à Libreville contre la montée alarmante des cyberattaques au Gabon, ciblant notamment les comptes WhatsApp et Facebook des citoyens.

Ce collectif, qui représente une diversité de profils sociaux, a recensé près de 50 signalements depuis le début de ces attaques.
D’après leur analyse, l’utilisation intensive des VPN, adoptée pour contourner la coupure des réseaux sociaux instaurée le 17 février dans le pays, serait directement liée à cette recrudescence de piratages.

« Les appels malveillants proviennent souvent de numéros commençant par +500 ou +600, des indicatifs internationaux. Cela suggère que les auteurs de ces cybermenaces ne se trouvent pas sur le territoire gabonais », a déclaré Patrice Thérence Mezui, président de la Ligue nationale des droits humains et porte-parole du collectif.

Cette organisation souligne que les attaques, autrefois rares, se sont multipliées depuis la décision de la Haute Autorité de la communication (HAC) d’interdire l’accès aux plateformes sociales le 17 février 2026.

« Cette mesure viole le chapitre constitutionnel relatif aux libertés fondamentales », a-t-il ajouté, insistant sur le caractère illégal de la suspension selon les textes en vigueur.

Après avoir essuyé des refus de compétence de la part du tribunal de première instance et d’une cour supérieure, le collectif a finalement saisi le Conseil d’État pour contester cette décision administrative. « Nous attendons désormais la réponse de cette instance », a-t-il précisé, sans préciser la date exacte du dépôt de la requête.

Exiger la fin immédiate de la coupure des réseaux sociaux

Les associations estiment que la censure prolongée des réseaux sociaux expose davantage les Gabonais aux risques de piratage, tout en appelant à une levée immédiate de cette mesure, devenue quasi permanente. Elles réclament également la promulgation de la loi sur l’usage des réseaux sociaux, récemment adoptée par le Parlement, ainsi que l’ouverture de discussions nationales pour trouver un terrain d’entente sur ce sujet.

La HAC avait justifié cette suspension par la nécessité de lutter contre les fausses informations, le cyberharcèlement et les discours de haine. Cependant, la société civile conteste cette justification, la jugeant excessive et incompatible avec les principes d’un État de droit.

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