9 juillet 2026

Africa Solidaire

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La Côte d’Ivoire propulsée par un financement historique pour son développement et l’énergie

Un jalon significatif a été posé à Abidjan-Cocody ce mercredi 8 juillet 2026, marquant l’intensification du partenariat entre la Banque mondiale et le Gouvernement de Côte d’Ivoire. Cinq accords de financement, totalisant une somme colossale de 875 millions de dollars américains, soit environ 525 milliards de francs CFA, ont été officiellement signés. Cette cérémonie a également été le théâtre d’un engagement tripartite crucial avec le groupe italien Eni, concrétisé par un protocole d’intention visant à élaborer le Plan directeur gazier du pays.

Ces ressources financières s’inscrivent dans une démarche stratégique, renforçant le cadre de collaboration entre le Groupe de la Banque mondiale et la Côte d’Ivoire. Leur objectif est de soutenir activement les réformes structurelles initiées par l’État ivoirien, de stimuler l’investissement privé, d’améliorer la gouvernance des finances publiques et d’accélérer les projets de développement local ainsi que l’investissement dans le capital humain.

Une part prépondérante de ces initiatives est dédiée à l’amélioration de l’employabilité des jeunes et au renforcement de leurs compétences. Parallèlement, le développement des infrastructures énergétiques est au cœur de cette stratégie, avec l’ambition de favoriser l’intégration régionale des marchés de l’électricité, notamment grâce à l’utilisation du gaz naturel, en parfaite adéquation avec les engagements climatiques de la Côte d’Ivoire, acteur majeur de l’actualité Afrique de l’Ouest.

Lors de cette rencontre, Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, a salué avec enthousiasme le leadership des autorités ivoiriennes. Elle a souligné la capacité du gouvernement à concrétiser un financement d’une telle envergure. Elle a également rappelé l’évolution de l’approche de son institution dans le secteur énergétique, privilégiant désormais des solutions adaptées aux réalités nationales, y compris le gaz, lorsqu’il est essentiel pour garantir un accès universel à l’électricité.

Elle a particulièrement rendu hommage au ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, le qualifiant de « champion » de ce programme ambitieux. Selon ses propos, c’est grâce à sa persévérance que le président de la Banque mondiale a été convaincu d’intégrer le gaz dans l’initiative « Mission 300 », menée conjointement avec la Banque africaine de développement.

« Sans investissement dans le gaz, une ressource vitale pour la plupart des nations, nous ne pourrons jamais atteindre notre objectif d’électrifier 300 millions d’Africains », a-t-elle insisté, évoquant les discussions qui ont conduit à cette réorientation stratégique essentielle pour le continent africain.

Marie-Chantal Uwanyiligira a également mis en lumière la célérité remarquable de l’élaboration de ce projet, le décrivant comme l’un des plus rapides jamais menés par la Banque mondiale. « Nous avons préparé ce projet en seulement quatre mois. Les équipes gouvernementales et celles de la Banque mondiale ont travaillé sans relâche », a-t-elle affirmé, soulignant l’engagement exceptionnel des experts des deux parties.

L’implication personnelle du ministre, qui a effectué un déplacement dédié exclusivement à ce dossier, a été citée comme une preuve supplémentaire de l’importance stratégique de cette initiative pour l’avenir énergétique de la Côte d’Ivoire.

Au-delà des accords de financement, la signature du protocole d’intention entre le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, la Banque mondiale et Eni Côte d’Ivoire Limited marque une nouvelle étape décisive dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique nationale.

Ce partenariat novateur se concentrera sur la réalisation d’études analytiques conjointes, fondamentales pour structurer le développement du secteur gazier ivoirien. La Banque mondiale, fidèle à son mandat, apportera son expertise technique pour évaluer les besoins en infrastructures de transport, de traitement, de stockage et de distribution du gaz naturel, ciblant spécifiquement les segments midstream et downstream, tout en s’abstenant d’intervenir dans les activités d’exploration et de production.

Les trois entités collaboreront également à l’élaboration des études nécessaires à la construction des futures infrastructures de gaz naturel et à la définition d’un cadre réglementaire et institutionnel robuste. L’objectif est d’attirer les investissements privés indispensables à l’essor du secteur gazier, permettant ainsi de valoriser durablement les ressources gazières nationales. Ceci renforcera la production d’électricité, soutiendra l’industrialisation du pays et consolidera la position de la Côte d’Ivoire comme un hub énergétique régional de premier plan.

Le protocole d’intention illustre une complémentarité exemplaire des rôles. Le Gouvernement de Côte d’Ivoire assurera la direction stratégique du processus. La Banque mondiale fournira son soutien technique et financier, notamment via le projet PRIME-GAS. Quant à Eni, elle mettra à disposition son savoir-faire reconnu dans le développement de projets gaziers intégrés d’envergure.

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