La rdc candidate à l’uit : une stratégie diplomatique pour un siège stratégique
La RDC candidate à l’UIT : une stratégie diplomatique pour un siège stratégique
Le ministre des Postes et Télécommunications de la République Démocratique du Congo, Me José Mpanda Kabangu, a marqué un tournant diplomatique en lançant officiellement la candidature de la RDC pour un siège au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Cette démarche s’inscrit dans une vision stratégique visant à positionner le pays comme un acteur clé de la gouvernance numérique mondiale.
Une candidature porteuse de valeurs africaines
Lors d’une soirée diplomatique organisée à l’Hôtel Hilton de Kinshasa, Me José Mpanda a présenté la candidature congolaise comme un appel à la solidarité internationale et à l’ouverture du pays. La RDC, située au cœur de l’Afrique, se positionne comme un pont entre les nations, soulignant son rôle géostratégique dans l’ère de la transformation numérique.
« Notre ambition est claire : hisser la RDC aux standards internationaux en matière de connectivité et contribuer activement à l’élaboration des politiques mondiales en télécommunications. Nous portons haut la voix de l’Afrique et des pays en développement sur les grands enjeux de la gouvernance numérique », a déclaré Me José Mpanda devant un parterre d’ambassadeurs et responsables diplomatiques.
Les arguments forts de la RDC pour l’UIT
Christian Katende, président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), a souligné le potentiel numérique de la RDC. Avec plus de 110 millions d’habitants et près de 74 millions d’abonnements mobiles, le pays représente l’un des marchés numériques les plus dynamiques du continent.
« Nous visons à faire de la RDC un hub numérique pour l’Afrique centrale et un acteur majeur de l’économie numérique africaine. Notre objectif dépasse nos frontières : renforcer la compétitivité du continent et accélérer son intégration numérique », a-t-il affirmé. Il a également mis en avant les engagements concrets de la RDC :
- Renforcer la voix de l’Afrique au sein de l’UIT pour une meilleure représentation des intérêts du continent.
- Promouvoir les investissements dans les infrastructures numériques, satellites et centres de données.
- Développer une gouvernance numérique équilibrée entre innovation, sécurité et souveraineté technologique.
- Partager les connaissances et renforcer les capacités des régulateurs africains grâce à la recherche et à l’innovation.
« En soutenant la candidature de la RDC, vous choisissez une Afrique qui ne subit plus les mutations numériques, mais qui les façonne. Une Afrique qui innove, crée ses propres solutions et construit son avenir avec responsabilité », a-t-il plaidé.
Un soutien diplomatique en marche
La vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, a réaffirmé l’engagement de la diplomatie congolaise à accompagner cette candidature jusqu’au scrutin. Elle a appelé les diplomates présents à militer activement en faveur de la RDC auprès de leurs gouvernements respectifs.
« L’UIT est un partenaire stratégique pour atteindre les objectifs de développement durable. Nous comptons sur le soutien des États membres et des pays amis pour porter notre message et honorer nos engagements », a-t-elle déclaré.
Un enjeu crucial pour l’Afrique
La formalisation de la candidature de la RDC aura lieu en novembre 2026 à Doha, lors de la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT. Entre-temps, Kinshasa multiplie les efforts pour convaincre les États africains et internationaux de voter en sa faveur.
Avec des arguments solides et une stratégie diplomatique bien rodée, la RDC se présente comme un candidat sérieux pour représenter l’Afrique au sein de l’UIT, un organe essentiel dans la définition des règles mondiales des télécommunications.