19 juillet 2026

Africa Solidaire

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L’Angleterre s’empare de la troisième place du mondial après un festival de buts face à la France

Au Hard Rock Stadium de Miami, l’équipe de France a manqué l’occasion de célébrer le dernier match de Didier Deschamps avec panache, s’inclinant 6-4 face à l’Angleterre lors de la « petite finale » du Mondial. Cette rencontre spectaculaire fut notamment illuminée par un doublé de Kylian Mbappé, qui a consolidé son statut de meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde.

Cette issue cruelle marque une fin de mandat amère pour l’ancien sélectionneur des Bleus. Malgré ses exhortations à ne pas sous-estimer cette ultime confrontation sans enjeu apparent, la défaite vient ternir un parcours mondial pourtant honorable, malgré l’élimination en demi-finale. Elle ne reflète pas l’héritage considérable que Deschamps a bâti pour la sélection française depuis 2012.

Le technicien se souviendra longtemps de ces adieux mouvementés sur la pelouse floridienne, où pas moins de dix buts ont été inscrits dans un scénario haletant. « C’est la fin de quelque chose qui a représenté ce qu’il y a de plus beau », a confié le sélectionneur après le match, promettant de soutenir les Bleus en tant que « supporter silencieux ».

Deschamps, qui espérait conclure sur une note positive ses quatorze années fructueuses à la tête de l’équipe de France, a traversé toutes les émotions. Il a frôlé l’humiliation après une première mi-temps cauchemardesque, avant un réveil tardif et finalement insuffisant de ses joueurs, sous l’impulsion du capitaine Mbappé.

Les Tricolores, visiblement encore marqués par leur défaite en demi-finale face à l’Espagne (2-0) mardi, ont subi la foudre anglaise en première période. Ils ont encaissé quatre buts signés Declan Rice (3e), Ezri Konsa (18e) et Bukayo Saka (37e, 45e+1), qui ont transpercé une défense apathique et dépassée. Une « première mi-temps imprésentable » selon les propres termes de Deschamps.

Le milieu de terrain Adrien Rabiot a, pour sa part, qualifié cette première période de « honteuse ». « On ne peut pas se permettre de bâcler les choses comme ça », a fustigé le joueur de l’AC Milan, connu pour son franc-parler.

L’arrière-garde française a montré des failles de toutes parts, poussant Deschamps à opérer pas moins de quatre changements à la mi-temps. Les entrées des attaquants Ousmane Dembélé et Bradley Barcola, ainsi que des défenseurs Dayot Upamecano et Lucas Digne, ont insufflé un nouvel élan aux Bleus. Ils ont réduit l’écart grâce à Mbappé (48e, 66e) et Barcola (54e), donnant le ton à une fin de match irréelle.

Un sursaut finalement vain

Malgré ce regain d’énergie, le sursaut français s’est avéré vain. Les Bleus n’ont pas réussi à offrir un dénouement digne à leur sélectionneur. Saka a complété son triplé sur penalty (87e), tandis que Jude Bellingham a marqué dans les arrêts de jeu, douchant les derniers espoirs français, peu après une dernière banderille plantée par Ousmane Dembélé (90e+6).

Si l’issue est décevante pour Deschamps, les attaquants, en difficulté face à la Roja en demi-finale, ont au moins retrouvé, l’espace d’une mi-temps, le jeu spectaculaire qui avait enchanté le monde en début de tournoi.

À défaut d’un deuxième titre mondial après celui de 2018, Mbappé quitte la compétition la tête haute. Avec 22 réalisations en trois phases finales, il est désormais le seul détenteur du record de buts en Coupe du monde et caracole en tête du classement des buteurs de l’édition 2026 avec 10 unités.

« J’aurais aimé mieux laisser le record de côté et plutôt avoir la chance de participer à la finale », a confié Mbappé, visiblement déçu.

Le capitaine tricolore a estimé que les Bleus étaient « complètement sonnés » par les 45 premières minutes dominées par les Anglais.

Je peux comprendre certains qui pensent que c’est du foutage de gueule, qu’on n’a pas respecté le maillot. Moi, je dirais plus qu’on a été humains et que malheureusement, on ne peut pas se permettre d’être humains.

Kylian Mbappé

Néanmoins, Mbappé a mis une belle pression sur son rival direct, Lionel Messi, qui aura l’opportunité de répliquer en finale face à l’Espagne, dimanche à East Rutherford (New Jersey).

Le capitaine français aura été exemplaire jusqu’au bout aux États-Unis, fidèle à son statut. Déjà lauréat du Soulier d’or en 2022 au Qatar, l’attaquant du Real Madrid est bien parti pour se succéder à lui-même, à moins d’un exploit retentissant de l’astre albiceleste en finale.

Deschamps ne peut pas en dire autant des autres Bleus, qui ont semblé longtemps peu concernés par l’enjeu, à l’image des défenseurs. Mais comment reprocher à des joueurs venus à cette Coupe du monde pour décrocher une troisième étoile, meurtris par leur défaite en demi-finale et contraints de se battre pour une anecdotique médaille de bronze ?

Pour les Anglais et leur sélectionneur allemand Thomas Tuchel, sous le feu de vives critiques après la défaite de mercredi face à l’Argentine (2-1), ce résultat offre une petite consolation. Mais si petite. « Nous avons rêvé du succès le plus glorieux et nous étions remplis d’ambition. Dans ces conditions, il devient très douloureux de ne pas tout rafler », a concédé Tuchel.

L’Angleterre a néanmoins enregistré son meilleur résultat au Mondial depuis son unique titre en 1966.

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