27 juillet 2026

Africa Solidaire

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Lansana Gagny Sakho défend ses choix politiques face à Ousmane Sonko

Le président du Conseil d’administration de l’Agence de Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX) a récemment livré sa vision des enjeux politiques qui traversent le pays. Invité d’une émission matinale, Lansana Gagny Sakho a clarifié les raisons de sa rupture avec le mouvement Pastef, tout en réaffirmant son attachement indéfectible aux principes républicains.

Il a expliqué avoir rejoint l’aventure politique portée par Pastef initialement attiré par les hommes qui en incarnaient l’idéal. Cependant, après l’alternance politique, il a décliné une proposition de poste stratégique dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Un choix délibéré pour préserver ses valeurs : « Je n’ai jamais placé les fonctions publiques avant mes convictions. Cette décision m’a permis de partir sans regret. Depuis le début, j’ai fait le choix de la République », a-t-il souligné avec conviction.

Un désaccord profond sur la vision institutionnelle

Pour Lansana Gagny Sakho, le leader de Pastef n’a jamais épousé les valeurs républicaines fondamentales. Il lui reproche d’avoir creusé des fractures au sommet de l’État par ses déclarations publiques, notamment lors de déplacements officiels du président Faye à l’étranger. Ousmane Sonko avait alors critiqué l’absence d’autorité dans le pays, des propos jugés embarrassants pour le chef de l’État et contraires à la stabilité institutionnelle.

Selon l’ancien allié, la priorité politique doit résider dans le renforcement des institutions et l’amélioration de leur fonctionnement. Bien qu’il reconnaisse l’existence de difficultés « des deux côtés », il met en avant les avancées significatives accomplies, particulièrement dans le domaine judiciaire.

Justice et indépendance magistrale : un débat crucial

L’ancien membre de Pastef s’est également exprimé sur les changements opérés au ministère de la Justice. Il a rappelé que l’ex-garde des Sceaux, Ousmane Diagne, avait affirmé devant les députés ne pouvoir être manipulé. Son remplacement aurait, selon lui, visé à placer un ministre plus malléable pour influencer la magistrature. « C’était méconnaître la réalité : les magistrats ne sont pas des pantins », a-t-il rétorqué avec force, soulignant que les réalités du pouvoir échappent souvent aux perceptions de l’opposition.

Un soutien marqué à la continuité institutionnelle

Lansana Gagny Sakho a multiplié ces dernières semaines les prises de position en faveur de la politique menée par le président Diomaye Faye. Pour lui, la stabilité des institutions et la continuité de l’action publique priment sur les clivages partisans. Cette position s’inscrit dans un contexte marqué par une série de démissions au sein de Pastef, plusieurs cadres du parti ayant récemment rejoint les rangs du camp présidentiel, à l’approche de la création du nouveau parti Kiiraay.

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