23 mai 2026

Africa Solidaire

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Le Sénégal rejette catégoriquement les pressions occidentales sur l’homosexualité

Sénégal : Ousmane Sonko dénonce une ingérence occidentale sur la question de l’homosexualité

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué, lors d’une intervention parlementaire récente, ce qu’il qualifie de « pression démesurée » exercée par les pays occidentaux pour normaliser l’homosexualité en Afrique. Cette sortie intervient alors que Dakar vient d’adopter une législation plus sévère à l’encontre des relations entre personnes de même sexe.

Le Premier ministre Ousmane Sonko s'exprimant au Parlement sénégalais contre les pressions occidentales
Le Premier ministre Ousmane Sonko a dénoncé lors de son discours la volonté des pays occidentaux d’imposer leur vision sociétale au reste du monde. Photo © CHINE NOUVELLE/SIPA

Depuis plusieurs semaines, le climat autour de l’homosexualité s’est considérablement tendu au Sénégal. Le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko a récemment fait adopter une réforme juridique doublant les peines encourues pour les relations homosexuelles, passant ainsi de deux à cinq ans de prison, avec une peine maximale pouvant atteindre dix ans. Promulguée fin mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette modification législative s’inscrit dans un contexte déjà marqué par une opposition farouche à ces pratiques dans la société sénégalaise, où plusieurs individus ont été arrêtés ces derniers mois sous l’accusation d’actes homosexuels.

Une résistance farouche aux normes occidentales

Lors de son discours devant les députés, Ousmane Sonko a vivement réagi aux critiques venues des capitales occidentales, qu’il accuse de vouloir imposer leurs valeurs sociétales au continent africain. « Nous assistons à une forme de tyrannie morale », a-t-il lancé, dénonçant un « petit groupe de pays » qui tenterait d’imposer l’homosexualité comme une norme universelle. « Pourquoi devrions-nous accepter leurs diktats ? », s’est-il interrogé, avant d’affirmer sans ambiguïté : « Chacun a le droit de vivre selon ses propres valeurs, et le Sénégal ne cédera pas à ces pressions. »

Le Premier ministre a particulièrement pointé du doigt la France, évoquant des « déclarations et des postures » qu’il juge inacceptables. « S’ils choisissent ces modes de vie, c’est leur affaire, mais nous ne recevrons aucune leçon de leur part », a-t-il martelé, soulignant que les pays africains, asiatiques et arabes n’ont pas à se plier aux exigences occidentales en matière de droits humains.

Une loi qui s’appliquera sans concession

Face aux velléités de certains États ou organisations internationales de faire instaurer un moratoire sur l’application de cette loi, Ousmane Sonko a balayé toute idée de recul. « La loi sera appliquée dans toute sa rigueur, et si son renforcement s’avère nécessaire, il sera mis en œuvre sans hésitation », a-t-il prévenu. Cette fermeté affichée par le gouvernement sénégalais reflète une volonté politique claire de défendre une vision traditionnelle de la société, en opposition frontale avec les attentes exprimées par une partie de la communauté internationale.

Cette position place le Sénégal au cœur d’un débat régional et international, où les questions de droits humains et de souveraineté culturelle s’entremêlent. Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer une régression des libertés individuelles, les autorités sénégalaises réaffirment leur attachement à des valeurs qu’elles estiment ancestrales et consubstantielles à l’identité nationale.

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