9 juillet 2026

Africa Solidaire

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L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo : une menace persistante et complexe

La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une épidémie d’Ebola implacable, ayant déjà causé la mort de 600 personnes. Les données les plus récentes, recueillies par les autorités sanitaires congolaises, soulignent une situation préoccupante.

Au 7 juillet, un total de 1 759 cas d’Ebola étaient confirmés sur le territoire congolais. La situation s’étend également au-delà des frontières, avec 20 cas et deux décès recensés en Ouganda, un bilan stable pour le pays voisin.

L’évaluation de l’ampleur réelle de cette épidémie d’Ebola en RDC demeure un défi majeur. Anne Ancia, représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en République démocratique du Congo, a souligné que « la maladie continue de se propager et son étendue n’a pas encore été pleinement déterminée », lors d’une intervention depuis Genève.

Malgré des progrès notoires dans la stratégie de riposte, la pression sur le système de santé est palpable : les centres de traitement opèrent à près de 90 % de leur capacité maximale.

Le foyer principal de cette crise sanitaire se concentre dans la province de l’Ituri, située au nord-est de la RDC, une zone frontalière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le virus a également touché les provinces adjacentes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des régions déjà fragilisées par une insécurité persistante due à l’activité du groupe armé M23.

Plusieurs facteurs entravent sérieusement les efforts de contrôle de la maladie : les déplacements massifs de populations, la violence endémique et la précarité du système de santé local. Les besoins humanitaires sont immenses, exigeant une protection accrue des civils, un accès garanti à l’alimentation et la fourniture de soins essentiels.

Officiellement déclarée le 15 mai, cette dix-septième manifestation d’Ebola en RDC est causée par le variant Bundibugyo, une souche pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement pleinement approuvé.

Pour contrer cette menace, un essai clinique évaluant deux traitements expérimentaux a démarré le 2 juillet. De plus, un test de diagnostic moléculaire, le premier du genre pour cette souche rare du virus, a reçu une autorisation d’urgence de l’OMS.

Au cours des cinquante dernières années, le virus Ebola a été responsable de plus de 15 000 décès à travers le continent africain. La République démocratique du Congo a connu sa plus grave épidémie entre 2018 et 2020, avec près de 2 300 morts sur environ 3 500 cas documentés.

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