Les matchs de préparation des bleus avant la coupe du monde : drames et légendes en bleu
Les matchs de préparation des bleus avant la coupe du monde : drames et légendes en bleu

À quelques jours de la Coupe du monde, les derniers entraînements des Bleus de Didier Deschamps les attendent face à la Côte d’Ivoire et l’Irlande du Nord. Retour sur dix matchs de préparation qui ont marqué l’histoire des Bleus, entre drames, exploits et anecdotes surprenantes.
Avant de s’envoler pour les États-Unis où ils entameront leur parcours face au Sénégal le 16 juin, l’équipe de France affronte en amical la Côte d’Ivoire à Nantes ce jeudi et l’Irlande du Nord à Lille le 8 juin. Deux rencontres qui s’inscrivent dans la tradition des galops d’essai des Bleus. Voici dix de ces matchs de préparation qui ont laissé une empreinte indélébile dans la mémoire collective.
Le drame de Cissé et le raté de Zidane
France-Chine, le 7 juin 2006
Le 7 juin 2006, à Geoffroy-Guichard, Djibril Cissé est victime d’un croc-en-jambe du capitaine chinois Zheng Zhi dès son premier contact avec le ballon. Sa jambe droite se tord brutalement, révélant une double fracture tibia-péroné. Un choc pour les Bleus, alors en pleine préparation pour la Coupe du monde. Ce jour-là, Zinédine Zidane rate également le seul penalty de sa carrière en équipe de France, un échec qui contraste avec ses futures performances en phase finale, où il inscrira deux buts contre le Portugal et l’Italie.
Résultat à la phase finale : finalistes.

Les ailes et la cuisse brisées
Corée du Sud – France : 2-3, le 26 mai 2002
Quelques semaines avant le Mondial 2002, Zinédine Zidane, fraîchement auréolé de sa victoire en Ligue des champions avec le Real Madrid, affronte la Corée du Sud en amical. Malgré sa fatigue, il entre en jeu et se blesse à la cuisse gauche. Une blessure qui scelle le sort des Bleus, alors champions du monde et d’Europe en titre, éliminés dès le premier tour. Roger Lemerre et son équipe auraient peut-être dû prêter plus attention au Sénégal…
Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.

L’assassin s’habille en 21
Finlande-France : 0-1, le 5 juin 1998
À Helsinki, les Bleus de Aimé Jacquet affrontent la Finlande avant de s’envoler pour le Mondial 1998. Après une occasion manquée, Christophe Dugarry est traité d’« assassin » en direct par Jean-Michel Larqué. Vexés, les joueurs refusent de se rendre sur le plateau de Téléfoot. Une semaine plus tard, Stéphane Guivarc’h, pourtant peu en vue en sélection, est titularisé contre l’Afrique du Sud… mais c’est Dugarry, portant le numéro 21, qui marquera le but décisif.
Résultat à la phase finale : champions du monde.
Une farce à trois temps
France-Guatemala : 8-1, le 21 mai 1986
À Tlaxcala, au Mexique, l’équipe de France affronte le Guatemala dans un match d’entraînement non officiel, retransmis à la télévision. Exaspéré par cette situation, le sélectionneur Henri Michel divise le match en trois tiers-temps de 33 minutes chacun. Sur un terrain accidenté, les Bleus évoluent en tenue rouge et commencent leur rencontre à midi et quart. Jean Tigana dénonce alors l’imposition de ce créneau par « des publicitaires de haut niveau ».
Résultat à la phase finale : 3e place.

Entre boycott et chambrage
France-Tunisie : 2-0, le 19 mai 1978
Une semaine après l’annonce de la liste des 22 de Michel Hidalgo, les Bleus reçoivent la Tunisie à Villeneuve-d’Ascq. Sous une banderole appelant au boycott de la Coupe du monde en Argentine en raison de la junte militaire, les Français livrent une prestation poussive en première mi-temps. Les supporters tunisiens ne manquent pas de railler Michel Platini, traité de « Platoche » et interpellé par des chants moqueurs. Le numéro 10 nancéen entre en jeu à la pause et ouvre le score, offrant aux Bleus une victoire 2-0.
Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.

Un dernier os en Écosse
Selkirk-France : 2-11, le 7 juillet 1966
Pour préparer le Mondial anglais, les Bleus affrontent des équipes écossaises modestes afin de mettre leurs attaquants en confiance. Après deux larges victoires face au Gala Fairydean Rovers (8-1) et Vale of Leithen (8-0), ils s’imposent 11-2 contre Selkirk. Lucien Muller, cependant, déclare forfait avant le match, critiquant l’absence de garantie sur sa titularisation. Henri Guérin, le sélectionneur, évoquera un « état d’esprit formidable » chez les joueurs.
Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.
C’est Just le buteur
Narke-France : 0-12, le 25 mai 1958
Sans Raymond Kopa, libéré par le Real Madrid, les Bleus écrasent une sélection de 3e et 4e division suédoise. Just Fontaine, alors peu décisif en équipe nationale, en profite pour marquer quatre buts. Une semaine plus tard, il récidive face à une autre sélection de Narke (12-0). Ces performances lancent la légende du buteur record en Coupe du monde, avec 13 buts inscrits lors du Mondial 1958.
Résultat à la phase finale : 3e place.
Une équipe de remplaçants
Belgique-France : 3-3, le 30 mai 1954
À un mois du Mondial en Suisse, le sélectionneur Gaston Barreau bouscule son équipe en titularisant cinq joueurs remplaçants face à la Belgique. Roger Marche, pourtant cadre de l’équipe, n’est même pas aligné. Ce manque de cohésion se ressentira lors du tournoi, où les Bleus seront éliminés dès le premier tour.
Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.
