31 juillet 2026

Africa Solidaire

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Mali : accusations graves contre l’africa corps pour des frappes meurtrières

Des frappes aériennes controversées dans le centre du Mali

Une récente enquête menée par une organisation internationale de défense des droits humains révèle des accusations graves contre l’Africa Corps, une entité sous contrôle du gouvernement russe. Selon les conclusions, des frappes aériennes réalisées le 15 juin dans le village de Kyrnia, situé dans la région de Mopti, auraient causé la mort de huit civils, dont trois enfants. Trois autres personnes ont également été blessées lors de cet événement.

L’avion utilisé pour ces frappes, un Soukhoï Su-24 d’origine russe, a ciblé la résidence du chef du village ainsi qu’un marché local dédié au commerce du bétail. Aucune victime parmi les combattants islamistes n’a été signalée lors de cette opération.

L’enquête s’appuie sur un ensemble de preuves recueillies entre le 24 juin et le 14 juillet, incluant des témoignages, des analyses d’images satellites, une vidéo diffusée par l’Africa Corps et des photographies partagées par un groupe armé islamiste. Ces éléments ont permis de reconstituer les circonstances de l’incident et d’évaluer la conformité des actions menées.

Violations flagrantes du droit international

Une chercheuse spécialiste du Sahel à l’organisation de défense des droits humains a exprimé son indignation face à ces événements. Elle a souligné que ces frappes « ont tué des civils au mépris manifeste du droit de la guerre ». L’experte a également pointé du doigt la responsabilité du gouvernement malien, estimant qu’il « donne un chèque en blanc aux autorités russes » en fermant les yeux sur les actions de ses alliés.

Le droit international humanitaire, applicable dans le cadre du conflit armé au Mali, interdit expressément les attaques visant des civils ou des infrastructures civiles. De plus, les opérations militaires doivent distinguer clairement entre combattants et non-combattants, et éviter toute action susceptible de causer des dommages disproportionnés aux populations civiles par rapport aux gains militaires escomptés.

Une junte sous pression pour agir

Face à ces révélations, l’organisation a appelé la junte militaire en place à mener une enquête impartiale sur l’ensemble des crimes de guerre potentiels commis sur le territoire malien. Cette demande inclut spécifiquement les frappes aériennes ayant frappé Kyrnia, afin de déterminer les responsabilités et de rendre justice aux victimes.

Le Mali, dirigé par le général Assimi Goïta, a récemment renforcé ses partenariats sécuritaires avec la Russie. Cette coopération s’est intensifiée après l’expulsion des forces françaises et des Casques bleus de l’ONU, dans un contexte marqué par une escalade des violences perpétrées par des groupes terroristes armés.

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