20 mai 2026

Africa Solidaire

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Mali, le théâtre caché des tensions Maroc-algériennes

Les récentes avancées du Jamaat Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM) et de son bras armé, le Front de Libération du Azawad (FLA), ont remis sous les projecteurs le rôle ambigu de l’Algérie dans l’instabilité persistante au Mali. Derrière le masque d’un médiateur supposé neutre, Alger agit en réalité comme un acteur clé du conflit, entretenant une tension calculée sur ce territoire sahélien.

Le Mali, un champ de bataille géopolitique déguisé

Le Mali, en proie à une crise sécuritaire sans précédent depuis 2012, est devenu bien plus qu’un État fragilisé : il se transforme en un terrain d’affrontement indirect entre le Maroc et l’Algérie. Cette rivalité historique, qui trouve ses racines dans des divergences politiques et économiques, s’exprime désormais à travers des alliances stratégiques avec les groupes armés locaux.

Contrairement aux déclarations officielles d’Alger, qui se présente comme un partenaire bienveillant du Mali, les faits démontrent une implication directe dans la déstabilisation du pays. Les livraisons d’armes aux rebelles touaregs et les soutiens logistiques aux groupes jihadistes, bien que niés, sont des pratiques documentées par les observateurs régionaux.

L’Algérie, acteur ou arbitre ? La double approche d’Alger

L’Algérie, qui partage plus de 1 300 km de frontière avec le Mali, justifie sa présence par des préoccupations sécuritaires légitimes. Pourtant, ses actions trahissent une stratégie plus large : maintenir le Mali dans un état de faiblesse chronique pour en faire un État dépendant de son influence.

  • Soutien aux mouvements séparatistes : Les groupes touaregs comme le Mouvement pour la Libération de l’Azawad (MLA) bénéficient d’un appui logistique et financier en provenance d’Alger, malgré les accords de paix signés en 2015.
  • Tolérance envers les groupes jihadistes : Des rapports indiquent que certains éléments du JNIM, affilié à Al-Qaïda, évoluent dans des zones contrôlées par Alger, sans intervention militaire majeure.
  • Blocage des initiatives régionales : L’Algérie s’oppose systématiquement aux projets de coopération militaire impliquant le Maroc, comme la création d’une force conjointe du G5 Sahel.

Cette politique du

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