Niger : le passeport biométrique de l’AES en marche avec l’enrôlement du président Tiani
Le Niger franchit une étape décisive dans l’adoption du passeport biométrique de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce jeudi, au cœur du Palais de la Présidence à Niamey, le chef de l’État, Abdourahamane Tiani, a personnellement entamé les démarches d’enrôlement pour obtenir ce document de voyage innovant, comme annoncé par les autorités nationales.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la démarche engagée par le Niger pour sa carte biométrique, lancée officiellement le 27 mars de l’année précédente. Le nouveau passeport, conforme aux normes techniques harmonisées au sein de l’AES, vise à renforcer la sécurité et la fiabilité des titres de voyage délivrés aux citoyens des trois États membres. Le Niger rejoint ainsi le Burkina Faso et le Mali, qui ont déjà lancé leur propre déploiement, faisant de lui le troisième pays à concrétiser cette ambition collective.
Déploiement progressif : trois nations engagées dans l’AES
D’après les déclarations des responsables nigériens, ce passeport biométrique a été conçu pour répondre aux exigences techniques définies lors d’une réunion tenue à Bamako en octobre 2024. Son objectif ? Offrir aux populations un document d’identité et de voyage sécurisé, aligné sur les standards communs de la Confédération.
Le Burkina Faso a été pionnier dans cette initiative en mettant en service le passeport biométrique le 29 janvier 2025, après l’enrôlement du président Ibrahim Traoré. Les autorités burkinabè avaient alors salué cette mesure comme une « avancée majeure » pour la coopération régionale.
Côté Mali, l’avènement du « e-Passeport AES sécurisé » a été officialisé le 27 octobre 2025, marquant le début de sa production par les services compétents. Désormais, avec l’enrôlement du président Abdourahamane Tiani, les trois pays membres de l’AES confirment leur engagement commun en faveur d’un système de passeport harmonisé.
Un document unifié pour une identité renforcée
Les autorités nigériennes précisent que ce passeport biométrique a été élaboré pour garantir une sécurité optimale et une reconnaissance facilitée au niveau confédéral. Il s’agit d’une avancée supplémentaire après la mise en place de la carte biométrique nationale, consolidant ainsi les efforts d’intégration administrative entre les pays membres.
Rappelons que l’AES avait annoncé, dès le 29 janvier 2025, l’entrée en vigueur progressive du nouveau passeport. Les anciens documents, estampillés du logo de la CEDEAO, restent valides jusqu’à leur date d’expiration. Leur remplacement par le passeport AES s’effectuera de manière ordonnée, selon les calendriers propres à chaque État.
Fondée en 2024, la Confédération des États du Sahel regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Depuis sa création, les trois nations œuvrent à l’harmonisation de leurs politiques administratives, incluant notamment la mutualisation de certains documents officiels et de voyage destinés à leurs ressortissants.