3 juin 2026

Africa Solidaire

Actualités et analyses sur l'Afrique subsaharienne, avec un regard solidaire sur les enjeux du continent.

Ousmane Sonko dénonce une manœuvre politique contre sa place à l’Assemblée nationale

Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la saisine du Conseil constitutionnel par des élus de l’opposition et des députés non-inscrits. Cette initiative vise selon eux à contester la réintégration de l’ancien Premier ministre à l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration ferme, Ousmane Sonko a qualifié cette démarche de « complot politique » visant à l’écarter de la vie parlementaire. Il a dénoncé une stratégie calculée pour bloquer sa légitime présence parmi les députés, rappelant que cette saisine s’inscrit dans une logique de déstabilisation institutionnelle.

« Ils s’enferment dans des manigances et des complots. Le Conseil constitutionnel n’est pas compétent pour trancher une question aussi évidente. Les auteurs de ce recours savaient pertinemment que leur démarche était irrecevable », a-t-il affirmé avec conviction.

Ousmane Sonko a par ailleurs alerté sur le risque d’instrumentalisation des institutions à des fins partisanes. « Si l’État utilise sa puissance pour nous combattre, nous riposterons en mobilisant tous les recours constitutionnels à notre disposition », a-t-il menacé, soulignant la détermination de son camp à défendre ses droits.

L’origine de ce conflit remonte au 24 mai 2026, lorsque le Bureau de l’Assemblée nationale a réintégré Ousmane Sonko en tant que député. Cette décision a été contestée par des députés opposés, qui estiment qu’elle contreviendrait à l’article 54 de la Constitution. Selon eux, Ousmane Sonko, ayant exercé les fonctions de Premier ministre puis ayant été élu député en 2024, se trouverait en situation d’incompatibilité dès son élection.

Dans un communiqué rendu public le 1er juin 2026, ces élus ont officiellement saisi le Conseil constitutionnel pour faire annuler la décision de réintégration. Leur argumentaire repose sur l’idée que la double casquette de Premier ministre et député est juridiquement irrecevable, bien que cette interprétation fasse débat.

Copyright © All rights reserved. | Newsphere par AF themes