Plaintes contre Ousmane Sonko pour propos sur Touba : l’affaire judiciaire lancée à Dakar
Une procédure judiciaire engagée après des déclarations sur Touba
Une plainte formelle enregistrée au parquet de Dakar fait suite à des propos tenus par Ousmane Sonko concernant une prétendue entrée d’argent sale dans la ville sainte de Touba. Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba a saisi le procureur de la République au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour demander une enquête approfondie.
Le courrier, daté du 14 juillet 2026 et arrivé au parquet le lendemain, porte les signatures de Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso. Les plaignants y dénoncent des déclarations jugées préjudiciables à l’honneur et à la réputation de Touba, ainsi qu’à ses habitants.
Les fondements de la plainte : atteinte à l’image de Touba
Selon les auteurs de la plainte, Ousmane Sonko aurait affirmé, lors de l’inauguration du siège du PASTEF, que « de l’argent sale est entré dans la ville sainte de Touba ». Ces propos, qualifiés de graves, seraient de nature à entacher l’image de Touba, fondée par Cheikh Ahmadou Bamba sur des valeurs de probité, de justice et de conformité aux préceptes de l’islam.
Les signataires soulignent que ces déclarations pourraient jeter un discrédit injustifié sur la cité religieuse, dont l’intégrité morale et spirituelle est un pilier de son identité. Ils estiment que les propos en question sapent la confiance des fidèles et des habitants envers leur ville sacrée.
Une demande d’enquête et d’audition
Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba réclame l’ouverture immédiate d’une enquête pour éclaircir le sens, la portée et les preuves des déclarations attribuées à Ousmane Sonko. Les plaignants demandent également son audition afin qu’il précise ses propos et justifie ses allégations.
Ils insistent pour que toutes les investigations nécessaires soient menées afin de déterminer la véracité des faits évoqués ou, à l’inverse, d’établir leur caractère infondé. Leur objectif : obtenir des réponses claires et rétablir la vérité sur ces accusations.
Des poursuites envisageables sous conditions
Dans leur requête, les signataires laissent entendre que des poursuites pourraient être engagées si l’enquête établit la matérialité des faits reprochés. Ils évoquent notamment des infractions liées à la diffamation, à la propagation de fausses informations ou à d’autres violations du code pénal.
Pour l’heure, il s’agit avant tout d’une demande d’enquête préliminaire. Aucune qualification pénale n’a encore été retenue par une autorité judiciaire, laissant la porte ouverte à une procédure adaptée aux conclusions des investigations.
Des éléments de preuve à l’appui de la plainte
Les auteurs de la plainte assurent disposer de plusieurs documents pour étayer leur démarche. Ils citent notamment des enregistrements vidéo des déclarations incriminées, leur transcription écrite, ainsi que des articles de presse et tout autre support susceptible de servir la manifestation de la vérité.