1 juillet 2026

Africa Solidaire

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Réforme constitutionnelle au Sénégal : la société civile exige un référendum transparent

Le paysage politique connaît un tournant majeur au Sénégal après le vote, par l’Assemblée nationale, d’un projet de révision de la Loi fondamentale soutenu par les députés du Pastef. Face à cette initiative législative, le mouvement citoyen Y’en a marre, acteur central de la vie publique depuis quinze ans, insiste sur la nécessité de soumettre ce texte à une consultation populaire avant sa mise en œuvre définitive.

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye a ouvert la voie à un référendum, le collectif souligne l’importance d’un processus dénué de stratégies partisanes. Pour ces observateurs de la société civile, il est impératif d’éviter que cette réforme ne devienne l’instrument de jeux de pouvoir ou de manœuvres rappelant des pratiques politiques que l’on espérait révolues.

Se prémunir contre les calculs politiques

Selon les responsables du mouvement, l’enjeu véritable de cette réforme semble s’inscrire dans la continuité des relations complexes entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Aliou Sané, l’un des fondateurs de Y’en a marre, accueille favorablement l’idée d’un référendum, mais réclame des garanties de sincérité. Il estime que cette consultation ne doit pas servir de simple tactique pour neutraliser des initiatives adverses, mais doit offrir aux citoyens une réelle opportunité de comprendre et de décider de l’avenir de leurs institutions.

La dénonciation des méthodes de stigmatisation

Le collectif s’inquiète par ailleurs de la résurgence de méthodes visant à discréditer les opinions divergentes. Depuis qu’il a exprimé ses critiques envers la démarche actuelle, le mouvement affirme faire l’objet d’attaques de la part de certains soutiens du pouvoir, qui tentent de l’associer à des influences étrangères ou à des thématiques sociales sensibles pour l’opinion publique sénégalaise.

Ces accusations rappellent, selon le mouvement, les pressions subies sous les présidences d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall. Les membres du collectif déplorent que des procédés autrefois dénoncés par ceux qui sont aujourd’hui aux responsabilités soient de nouveau utilisés pour étouffer la critique citoyenne.

En marge des débats parlementaires, des tensions ont également été observées sur le terrain. L’interpellation temporaire de plusieurs militants de l’opposition, notamment du parti Alternative pour la relève citoyenne (ARC), aux abords de l’Assemblée nationale, témoigne de la nervosité qui entoure ce projet de réforme constitutionnelle au Sénégal.

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