10 juin 2026

Africa Solidaire

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Renforcement contrôle des fonds politiques : Sonko veut plus de transparence

Ousmane Sonko pousse pour une gestion plus transparente des fonds publics

Le Premier ministre Ousmane Sonko a réitéré, lors d’une intervention remarquée à l’Assemblée nationale, son engagement en faveur d’un encadrement strict des fonds politiques. Cette initiative vise à instaurer une gestion plus rigoureuse et transparente des ressources allouées aux activités politiques au Sénégal.

Interpellé par les députés sur la gestion actuelle de ces fonds, Ousmane Sonko a souligné que cette démarche s’inscrit dans la droite ligne des promesses portées par son parti, le Pastef. Plutôt que de supprimer ces fonds, il propose la mise en place de mécanismes de contrôle renforcés pour en garantir l’utilisation au profit exclusif de l’intérêt général.

« Chaque franc CFA issu des contributions des citoyens doit être utilisé sous haute surveillance », a-t-il déclaré avec fermeté devant les parlementaires. Une déclaration qui résume l’objectif central de cette réforme : éradiquer toute opacité dans l’allocation des ressources publiques.

Le Premier ministre a également révélé que son cabinet dispose de fonds politiques estimés à 1,77 milliard de francs CFA. Cette transparence sur la gestion interne de ces fonds entend démontrer que la volonté de contrôle ne cible aucune personnalité en particulier, mais s’applique à l’ensemble des acteurs politiques.

Cependant, des divergences persistent avec le président Bassirou Diomaye Faye. Ce dernier avait précédemment justifié le maintien de ces fonds par la nécessité de couvrir des dépenses stratégiques, comme celles liées à la sécurité nationale, aux services de renseignement ou encore aux engagements diplomatiques du Sénégal.

Pour étayer son argumentaire, Ousmane Sonko a évoqué des exemples internationaux, notamment celui de la France, où des commissions spécialisées supervisent l’utilisation des fonds spéciaux. Une comparaison qui vise à montrer que le Sénégal peut s’inspirer de bonnes pratiques pour améliorer sa propre gouvernance.

Enfin, il a révélé avoir échangé avec le chef de l’État au sujet de l’initiative parlementaire portée par le député Guy Marius Sagna. Une telle saisine du Parlement, selon Ousmane Sonko, risquerait de fragiliser la stabilité politique du régime en place.

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