19 juillet 2026

Africa Solidaire

Actualités et analyses sur l'Afrique subsaharienne, avec un regard solidaire sur les enjeux du continent.

Salomon Beas dénonce les dérives ethniques du MRC

Salomon Beas dénonce les dérives ethniques du MRC

L’ancien membre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Salomon Beas, a vivement critiqué son ancien parti via un message publié sur Facebook. Dans sa prise de position, il accuse le MRC de s’être éloigné de ses principes démocratiques initiaux pour adopter des pratiques ethno-tribales. Cette sortie met en lumière les tensions internes au sein du parti fondé par Maurice Kamto.

Une critique acerbe des pratiques du MRC

Dans sa publication intitulée « Purge tribale ou lutte démocratique au sein du MRC », Salomon Beas expose les dysfonctionnements qu’il a observés au sein du parti. Il dénonce notamment une domination ethno-tribale qui, selon lui, a pris le pas sur les valeurs démocratiques promises lors de la création du MRC.

« Le MRC, présenté comme une vitrine démocratique, ne serait en réalité qu’un trompe-l’œil où la tribu prime sur les idées. Les militants y sont réduits à des pions, et toute velléité d’évolution est étouffée par un système clanique. »

Salomon Beas évoque également les propos tenus par Paul Eric Kingue, ancien membre du parti, qui comparait le MRC à une secte ethno-fasciste. Une critique qui, selon lui, s’est révélée prémonitoire. Beas souligne que les divergences d’opinions y sont systématiquement étouffées par des mécanismes d’exclusion, où les caciques communautaires jouent un rôle central.

Un parti sous influence ethnique ?

L’ancien militant du MRC reproche au parti de Maurice Kamto de reproduire les erreurs qu’il critique chez d’autres formations politiques, notamment le RDPC. Il met en garde contre une logique de chef traditionnel appliquée au champ politique, où l’allégeance prime sur le débat d’idées.

« Nous ne sommes pas dans une chefferie traditionnelle, mais en politique. Pourtant, le MRC applique une culture d’assujettissement au chef, où la domination ethnique se substitue à la démocratie. »

Cette prise de position survient dans un contexte où les tensions internes au MRC sont régulièrement pointées du doigt. Salomon Beas, par son témoignage, alimente le débat sur la crise de gouvernance qui mine certains partis politiques camerounais.

Les réactions et les suites à attendre

Cette révélation a suscité de vives réactions parmi les observateurs de la vie politique camerounaise. Certains y voient une confirmation des dérives autoritaires qui minent le fonctionnement des partis, tandis que d’autres appellent à une réflexion sur la nécessité de réformer le paysage politique national.

Salomon Beas, par sa démarche, invite à une remise en question des pratiques partisanes. Son message, à la fois personnel et politique, pourrait bien relancer le débat sur l’avenir de la démocratie au Cameroun.

Copyright © All rights reserved. | Newsphere par AF themes