3 juin 2026

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Alex nguepi : le Cameroun a besoin d’entrepreneurs, pas de divisions ethniques

Alex Nguepi : le Cameroun a besoin d’entrepreneurs, pas de divisions ethniques

Dans une tribune percutante, l’entrepreneur camerounais Alex Nguepi critique l’instrumentalisation des clivages ethniques au détriment du développement économique.

Liliane Ndangue
| | 3 min de lecture
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Le tribalisme, un frein au développement camerounais

Dans sa tribune, l’entrepreneur camerounais Alex Nguepi dénonce une pratique dangereuse : l’instrumentalisation des clivages ethniques pour masquer les difficultés économiques du pays. Selon lui, certains acteurs politiques et sociaux utilisent le tribalisme comme paravent à l’échec de leurs politiques.

La réussite économique des Bamileke : un modèle à suivre

Alex Nguepi met en avant la communauté bamileke, souvent pointée du doigt pour son dynamisme économique : « Les Bamileke n’ont absolument pas à se justifier parce qu’ils possèdent des terrains, des maisons ou des entreprises à Douala, Yaoundé ou dans n’importe quelle autre région du Cameroun ». Pour lui, cette réussite n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une culture de l’épargne, du commerce et de l’investissement.

« Le Cameroun n’appartient à aucune tribu, à aucune communauté et à aucun groupe particulier. Il appartient à tous les Camerounais », rappelle-t-il avec force. Les grandes villes du pays, comme Douala et Yaoundé, n’ont pas été bâties par une seule ethnie, mais par le travail, les impôts et les sacrifices de millions de Camerounais issus de toutes les régions.

Investir plutôt que consommer : le choix des bâtisseurs

L’entrepreneur camerounais oppose deux visions de la société : d’un côté, ceux qui consomment et dépensent sans compter, de l’autre, ceux qui investissent pour construire l’avenir. « Pendant que certains cherchent des excuses à leur retard, d’autres travaillent pour préparer l’avenir de leurs enfants », souligne-t-il.

Il rappelle que le rêve des jeunes de l’Ouest du Cameroun n’est pas de vivre éternellement dans la maison familiale, mais de construire leur propre patrimoine : « Ils achètent des terrains, construisent des immeubles, ouvrent des commerces et créent des emplois partout où les opportunités existent ».

Le tribalisme, une stratégie de pouvoir en déclin

Pour Alex Nguepi, le tribalisme n’est qu’une stratégie des régimes en fin de cycle qui n’ont plus de solutions à proposer. Lorsque l’économie va mal, que le chômage explose et que la pauvreté progresse, les marchands de haine ressortent toujours les mêmes recettes : division, autochtonie et tribalisme.

« Le véritable scandale n’est pas que des Camerounais bâtissent partout dans leur pays. Le véritable scandale est qu’après plusieurs décennies de pouvoir, certains responsables cherchent encore à opposer les Camerounais les uns aux autres pour masquer leur bilan économique et social », martèle-t-il.

Le Cameroun a besoin de bâtisseurs, pas de divisionnistes

Le message d’Alex Nguepi est clair : le Cameroun a besoin d’entrepreneurs, d’agriculteurs, d’industriels et de commerçants. « Une nation se développe grâce aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux industriels, aux commerçants et aux travailleurs. Elle ne se développe pas grâce aux discours de haine, à la jalousie ou aux tentatives de stigmatisation », explique-t-il.

Il appelle chaque Camerounais à investir, créer de la richesse et bâtir l’avenir du pays. « Que chacun construise. Que chacun investisse. Que chacun crée de la richesse. Et le Cameroun avancera ».

Pour conclure, il lance un avertissement aux semeurs de division : « L’avenir appartient aux bâtisseurs. Les semeurs de division, eux, finiront dans les poubelles de l’histoire ».

Alex Nguepi

Alex Nguepi Tribalisme

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