Bilan routier au Cameroun : 2 442 km bitumés, mais des obstacles à lever
Projets routiers en cours, avancées notables et contraintes persistantes : le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a fait le point sur le réseau routier national lors du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO 2026) tenu à Yaoundé.
Face à un parterre de professionnels des médias, d’usagers et de visiteurs, le ministre des Travaux publics a dressé le bilan à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, en mettant en lumière les progrès accomplis depuis le début de l’année 2026, tout en reconnaissant les freins qui ralentissent l’exécution des chantiers routiers. Il s’est particulièrement attardé sur les mesures envisagées pour améliorer durablement la qualité et la connectivité du réseau, présentant le réseau structurant comme la priorité des interventions de son ministère.
Emmanuel Nganou Djoumessi a rappelé que le développement des infrastructures routières est un moteur essentiel de croissance économique et de cohésion territoriale. Il a souligné que les actions de son département s’inscrivent dans la concrétisation des engagements du président de la République, Paul Biya, dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.
En dévoilant l’avancement de cette stratégie, le ministre a indiqué que près de 2 442 kilomètres de routes ont été bitumés et environ 833 kilomètres de chaussées dégradées ont été réhabilitées. Cependant, il a admis que des retards persistent, notamment dans le domaine de l’entretien routier.
Parmi les principaux facteurs entravant la performance figurent l’insécurité dans certaines zones d’intervention, la lourdeur des procédures de mobilisation des financements, les délais de passation des marchés, les difficultés de trésorerie des entreprises, et enfin les ressources limitées allouées à l’entretien du réseau.
Malgré ces contraintes, le ministre a mis en avant les avancées enregistrées ces cinq dernières années. Le linéaire de routes bitumées est ainsi passé de 8 498 kilomètres en 2020 à près de 10 939 kilomètres à fin 2025, soit une progression moyenne de plus de 488 kilomètres par an.
Pour l’avenir, Emmanuel Nganou Djoumessi a précisé que les actions engagées depuis le début de l’année 2026 s’inscrivent dans le respect des Très Hautes Prescriptions du président de la République, avec un accent particulier sur le réseau routier structurant, l’amélioration de la qualité des infrastructures et le renforcement de la connectivité entre les territoires.