14 juin 2026

Africa Solidaire

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Burkina Faso : le capitaine Traoré tend la main aux exilés, mais exige un passage devant la justice

Dans une allocution qui constitue un signal politique fort, le chef de l’État burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a abordé la question des citoyens ayant quitté le territoire. Le message présidentiel est sans équivoque : le pays demeure accessible à tous ses enfants, mais l’impunité ne saurait être tolérée.

Retour possible, mais soumis à la loi

Le président du Faso s’est déclaré favorable au retour des Burkinabè établis à l’étranger, y compris ceux qui ont fui en raison de leur implication dans des affaires litigieuses ou des actes répréhensibles. Cependant, cette offre de réintégration est assortie d’une condition impérative : le respect scrupuleux des procédures judiciaires en cours ou à venir.

La patrie accueille, la justice tranche

Le capitaine Ibrahim Traoré a souhaité dissiper toute confusion quant au rôle de l’exécutif dans les affaires judiciaires. Le retour volontaire d’un exilé sur le sol national n’équivaut en aucun cas à une amnistie automatique ni à une suspension des poursuites.

« Le retour ne vous dispense pas de répondre devant la justice », a-t-on fait savoir au sommet de l’État.

Le chef de la Transition a fermement réitéré son attachement au principe de séparation des pouvoirs, affirmant qu’aucune instruction ne sera donnée à l’appareil judiciaire pour entraver, annuler ou abandonner les charges pesant contre quiconque.

Entre cohésion nationale et rigueur républicaine

Cette position des autorités de la Transition s’inscrit dans une double logique :

  • Favoriser la cohésion nationale : en n’excluant aucun citoyen du territoire républicain et en permettant à ceux qui le souhaitent de rentrer.
  • Consolider l’État de droit : en rappelant que la loi s’applique de manière égale à tous les citoyens, indépendamment de leur statut ou de leur parcours politique et social.

Pour les analystes de la vie politique burkinabè, cette clarification officielle place les exilés face à leurs responsabilités. Ceux qui choisiront de revenir devront répondre de leurs actes passés devant les tribunaux compétents, dans le cadre d’un processus que le gouvernement promet indépendant.

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