Cameroun et fida : une coopération agricole qui porte ses fruits
Cameroun et FIDA : une coopération agricole qui porte ses fruits
Le Cameroun et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont célébré, lors d’un atelier organisé à Yaoundé le 16 juillet 2026, les avancées concrètes du Programme d’options stratégiques pour le pays (COSOP) sur la période 2019-2026. Cet événement a également marqué le lancement des discussions pour la préparation du prochain COSOP, couvrant la période 2027-2032.
Ce programme, fruit d’un partenariat solide entre le gouvernement camerounais et le FIDA, vise à renforcer la productivité et la résilience des exploitations agricoles, en ciblant particulièrement les populations rurales défavorisées, les jeunes et les femmes. L’objectif ultime ? Améliorer durablement leurs conditions de vie et contribuer à la réalisation des ambitions nationales en matière de développement socio-économique.
Un bilan positif pour le COSOP 2019-2026
L’atelier de Yaoundé avait pour mission d’évaluer les résultats obtenus après sept ans de mise en œuvre du COSOP. Les bilans présentés révèlent des progrès significatifs dans plusieurs domaines clés, en parfaite adéquation avec les priorités nationales définies par la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et le Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable au Cameroun.
Des réalisations marquantes dans les filières agricoles
Dans le cadre du volet dédié à l’augmentation durable de la productivité et de la production des petites exploitations agricoles et des entreprises rurales, le taux de réalisation atteint 98 %. Ce succès se traduit par la consolidation de 139 coopératives actives dans les filières du riz et de l’oignon, regroupant 10 505 producteurs, dont 39 % de femmes et 49 % de jeunes. Ces structures, opérationnelles et performantes, dépassent les objectifs initialement fixés pour 2024, avec au moins 50 % des présidences détenues par des femmes et des jeunes.
Tous les projets soutenus par le FIDA intègrent désormais un plan de gestion environnementale et sociale rigoureux. Concernant le Programme de promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes), 99 % des bénéficiaires ont adopté les techniques enseignées, un score bien supérieur aux 50 % prévus initialement. Cependant, l’aménagement hydroagricole de 1 600 hectares pour la culture du riz et de l’oignon n’a été réalisé qu’à hauteur de 43 %, avec seulement 649 hectares aménagés.
Des rendements agricoles en progression constante
Les données recueillies dans le cadre du Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA II) sont particulièrement encourageantes. Environ 60 % des bénéficiaires de cette deuxième phase déclarent avoir enregistré une hausse de 50 % de leurs rendements en riz de bas-fond, passant de 3,7 tonnes à l’hectare à 74 % de l’objectif final de 5 tonnes. Pour le riz pluvial, le rendement est passé à 2,5 tonnes à l’hectare, soit 63 % de l’objectif de 4 tonnes. Côté oignon, la production atteint 18 tonnes à l’hectare, représentant 86 % de la cible fixée à 21 tonnes.
En chiffres globaux, la production de riz paddy a atteint 52 996 tonnes, soit 70,38 % de l’objectif de 74 750 tonnes. Pour l’oignon, 45 000 tonnes de bulbes ont été produites, correspondant à 52,47 % des 85 562 tonnes prévues.
Une approche intégrée pour l’adaptation climatique
Le volet dédié à l’adoption des lignes directrices en matière d’adaptation fondée sur les écosystèmes et de pratiques intelligentes face au climat affiche un taux de réalisation de 100 %. Ce succès s’accompagne de la finalisation d’un plan stratégique incluant 17 réformes, d’un avant-projet de loi d’orientation du secteur agropastoral, ainsi que de la mise en place de trois stratégies visant à soutenir les politiques de restauration du bambou au Cameroun.
Il est important de rappeler que le Cameroun et le FIDA avaient validé en 2019 le COSOP pour la période 2019-2024, avant de le prolonger jusqu’au 31 décembre 2026. Cette décision faisait suite aux conclusions de la revue à mi-parcours réalisée en juillet 2021, confirmant l’engagement des deux parties à renforcer leur collaboration pour un développement rural inclusif et durable.