13 juin 2026

Africa Solidaire

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Cameroun : Maurice Kamto dénonce une prorogation illégale du mandat des conseillers municipaux

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun dénonce une atteinte à la Constitution dans la prorogation des mandats locaux

Maurice Kamto, figure de l’opposition camerounaise, accuse l’administration actuelle d’avoir enfreint la loi fondamentale en prolongeant indûment le mandat des conseillers municipaux. Cette décision, officialisée par un décret présidentiel en date du 4 mai 2026, est au cœur d’une bataille juridique et politique. L’ancien ministre de la Justice s’appuie sur une violation flagrante des principes constitutionnels, notamment l’empiètement du pouvoir exécutif sur le domaine législatif et l’atteinte aux principes démocratiques.

La contestation porte spécifiquement sur la modification récente du code électoral. Selon Maurice Kamto, la loi promulguée le 14 avril 2026, qui autorise le président à proroger les mandats au-delà de 18 mois, ne prévoit aucun effet rétroactif. Pourtant, le décret présidentiel a prolongé les mandats jusqu’au 27 février 2026, alors que la date limite initiale était fixée au 9 août de la même année. Pour l’opposant, cette mesure constitue une violation claire du principe de non-rétroactivité des lois, inscrit dans le préambule constitutionnel.

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Maurice Kamto, juriste de formation, souligne que cette prorogation place les collectivités locales dans une situation de vacance légale depuis le 1er juin 2026. Il estime que les maires et présidents de conseils municipaux doivent désormais constater cette vacance et en tirer les conséquences juridiques qui s’imposent. L’opposant appelle à une restauration immédiate de la légalité constitutionnelle.

Face à cette situation, Maurice Kamto a décidé de saisir le Conseil constitutionnel pour obtenir l’annulation du décret présidentiel. Son objectif ? Contraindre les autorités à organiser sans délai des élections municipales conformément aux principes démocratiques. Une initiative qui interroge cependant sur l’efficacité réelle de cette démarche, le Conseil constitutionnel camerounais ayant souvent adopté une position restrictive face aux recours similaires.

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