Célestin tawamba : « on investit dans un pays qui décide, pas dans un pays qui attend »
Lors de l’assemblée générale ordinaire du Gecam, le 23 juin 2026 à Douala, Célestin Tawamba a pointé du doigt les obstacles à l’investissement au Cameroun.
À l’occasion de cette réunion, le président du Gecam a dressé un constat sans complaisance sur la dégradation de l’économie nationale. « Dans un environnement où les nations rivalisent pour attirer capitaux, compétences et technologies, la gouvernance devient un critère déterminant de compétitivité », a-t-il déclaré.
Pour le patron des patrons, les investisseurs analysent d’abord les infrastructures. « Ils examinent l’accès à l’énergie et son prix, la fiscalité. Mais ce qui les intéresse avant tout, c’est la capacité d’un État à trancher, à agir et à respecter ses promesses. On mise sur un pays qui agit, pas sur un pays qui attend. C’est sur ce terrain que se jouera l’avenir économique du Cameroun. Et c’est là que le Gecam continuera d’intervenir avec sérieux, indépendance et patriotisme », a-t-il ajouté.
Selon lui, le débat n’est plus sur ce qu’il faut entreprendre. « La vraie question est : comment accélérer ? Comment améliorer ? Et surtout, comment obtenir des résultats concrets ? Le temps des analyses doit céder la place à celui de l’action. Les intentions doivent être remplacées par des réalisations, et les promesses par des résultats », a poursuivi le président du Gecam.
Il a également souligné que le Cameroun traverse une phase particulière, marquée par un attentisme qui paralyse l’activité économique. « Les décisions importantes se font attendre. Les arbitrages sont lents. Les projets, quand ils existent, avancent au ralenti. Les administrations préfèrent la prudence à l’initiative, et les entrepreneurs évoluent dans un climat d’incertitude croissante. Cette situation érode la confiance des investisseurs et le moral des chefs d’entreprise », a-t-il conclu.