10 juillet 2026

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Congo-Kinshasa: Le pays préside le débat du Conseil de sécurité sur les violences sexuelles

Dans le cadre de la présidence tournante du Conseil de sécurité assurée par la République démocratique du Congo, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé mercredi 8 juillet 2026 le débat public de haut niveau de cet organe des Nations unies consacré aux violences sexuelles liées aux conflits.

Placé sous le thème « Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits », ce débat a réuni les États membres autour de la mise en oeuvre de l’agenda Femmes, paix et sécurité.

Kinshasa veut des actions concrètes

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Il ne peut y avoir de paix durable lorsque les survivantes de violences sexuelles liées aux conflits restent sans justice, les communautés sans réparation, alors que les bourreaux, leurs complices et commanditaires continuent d’agir dans l’impunité, a soutenu Judith Suminwa :

« Notre ambition ne peut plus être seulement de documenter l’horreur après qu’elle a eu lieu. La présidence congolaise du Conseil de sécurité a choisi de commencer par les victimes, parce qu’aucune architecture de paix n’a de sens si elle ne part pas de celles et ceux qui ont payé le prix le plus lourd de la guerre ».

Mettre fin à l’impunité

Intervenant sur la question, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Pramila Patten, a exprimé sa gratitude à la RDC d’avoir porté cette question préoccupante au niveau du Conseil de sécurité :

« Je salue le courage politique de la République démocratique du Congo, tout premier pays directement touché par ce fléau à convoquer ce débat. C’est un précédent positif, un exemple positif pour ceux qui ferment les yeux sur la violence sexuelle… La promesse du droit international n’a jamais été plus pertinente et n’a jamais été plus mise en péril. Le rapport (du secrétariat général de l’ONU) appelle à réagir face aux nouvelles réalités de la guerre ».

Selon elle, les violences sexuelles continuent d’être utilisées comme armes de guerre, et les cas ne cessent d’augmenter.

Le nombre le plus élevé de cas vérifiés par l’ONU a été enregistré dans ces pays :

  • RDC
  • République Centrafricaine
  • Colombie
  • Haïti
  • Soudan.

Ce débat public de haut niveau a permis à plusieurs Etats de se prononcer sur la question et d’exiger la mise en oeuvre effective des résolutions du Conseil de sécurité sur la question des violences sexuelles.

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