Côte d’Ivoire : le MAEP souligne les avancées majeures en gouvernance et réformes
Stabilité politique et réformes : la Côte d’Ivoire sous les projecteurs du MAEP
Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), outil phare de l’Union africaine dédié à l’analyse de la gouvernance, a récemment salué les progrès significatifs accomplis par la Côte d’Ivoire. Ces avancées portent sur trois axes majeurs : le renforcement de la stabilité politique, la mutation économique et l’optimisation des structures institutionnelles. Une reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour une évaluation approfondie de deuxième génération.
Lors d’une visite de travail à Abidjan, Marie-Antoinette Rose-Quatre, directrice générale du secrétariat continental du MAEP, a mis en lumière ces réalisations. Elle a souligné que « les efforts consentis par la Côte d’Ivoire en matière de consolidation démocratique, de transformation économique et de réformes institutionnelles constituent une assise solide pour l’évaluation à venir. Ces progrès offrent une base robuste pour identifier les nouveaux défis et diffuser les bonnes pratiques à l’échelle continentale ».
Un accompagnement sur mesure pour une évaluation de deuxième génération
Le MAEP ne se contente pas d’évaluer : il accompagne. Rose-Quatre a précisé que cette deuxième évaluation représente bien plus qu’un simple bilan. « Elle s’apparente à une démarche stratégique permettant à la Côte d’Ivoire de mesurer les progrès réalisés depuis son premier examen, tout en ciblant les défis émergents. C’est également une occasion unique de mettre en avant les modèles réussis qui pourront inspirer d’autres nations africaines ».
Fondé sur des principes d’apprentissage mutuel, de transparence et de redevabilité, le MAEP s’affirme comme le référentiel africain en matière de gouvernance. « Notre mission n’est pas de juger, mais d’aider les États à améliorer leur démocratie, leur gestion économique et leur développement socio-économique », a-t-elle ajouté.
Feuille de route et partenariat renforcé
Lors de son séjour ivoirien, la délégation du MAEP a échangé avec les autorités locales pour finaliser la feuille de route de l’évaluation. Les discussions ont porté sur les préparatifs en cours et les mesures concrètes à mettre en place pour garantir le bon déroulement du processus. « Le secrétariat continental s’engage à fournir un soutien technique et institutionnel constant. Cette collaboration repose sur la confiance, le dialogue et une volonté partagée d’améliorer la gouvernance en Afrique », a déclaré Rose-Quatre.
Ces échanges ont également permis d’aborder la mise à disposition d’expertises adaptées aux besoins spécifiques de la Côte d’Ivoire, afin d’assurer une évaluation fluide et constructive.
La gouvernance au cœur du développement ivoirien
PR David Moussa Soro, président de la Commission nationale du MAEP, a réitéré l’ambition de son institution : « placer la gouvernance au service du développement de la Côte d’Ivoire ». Il a illustré cette vision par deux initiatives innovantes : l’université d’été pour la bonne gouvernance et une revue scientifique dédiée à l’intégration africaine.
La première initiative vise à démocratiser la culture de la bonne gouvernance auprès des citoyens, tandis que la seconde s’adresse au monde académique. Cette revue, conforme au protocole du CAMES, offre un espace de publication dédié aux recherches sur la gouvernance et ses enjeux en Afrique.
PR Soro a conclu en réaffirmant l’engagement de la commission nationale à soutenir activement le secrétariat continental du MAEP. « Notre collaboration est un gage de progrès pour notre pays et pour l’ensemble du continent ».
Une vision partagée pour l’avenir
Créé en 2003, le MAEP est un accord volontaire entre États africains visant à évaluer et améliorer la gouvernance. Son objectif ? Promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique et le développement durable. La Côte d’Ivoire, en pleine dynamique de réforme, incarne aujourd’hui l’exemple d’une nation engagée dans cette voie.