13 mai 2026

Crise humanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre : l’ONU demande 5,1 milliards de dollars pour sauver 24 millions de vies

crise humanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre : l’ONU demande 5,1 milliards de dollars pour sauver 24 millions de vies

En 2026, près de 42 millions de personnes au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Niger, au Nigéria, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Tchad auront besoin d’une assistance vitale pour survivre et se protéger.

Face à l’urgence, l’Organisation des Nations Unies et ses partenaires lancent un appel à 5,1 milliards de dollars dans le cadre d’un plan humanitaire mondial de 33 milliards. Ce montant vise à venir en aide à 24 millions des personnes les plus vulnérables de la région.

« Sans ressources immédiates, les familles affronteront une insécurité alimentaire accrue, des déplacements forcés et des risques accrus de violences, aggravant une situation déjà critique en Afrique de l’Ouest et du Centre », déclare Charles Bernimolin, Chef du Bureau régional de l’OCHA pour cette zone.

des violences et crises climatiques qui s’intensifient

La région est frappée par une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver. Les conflits persistants, les violences armées et les catastrophes naturelles poussent des millions de personnes à fuir leur foyer, privant des familles de leurs moyens de subsistance.

l’insécurité au Sahel central et dans le bassin du lac Tchad

L’instabilité au Sahel central, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, s’étend désormais au Bénin, à la Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo et en Mauritanie. Parallèlement, les conflits dans le bassin du lac Tchad et au Soudan aggravent la crise, forçant encore plus de personnes à quitter leur domicile.

Parmi les 16,4 millions de déplacés et de réfugiés dans la région, les femmes et les enfants sont les plus touchés. Beaucoup subissent des déplacements répétés et sont exposés à des risques accrus, comme la violence basée sur le genre ou l’exploitation sexuelle.

l’impact dévastateur du changement climatique

En 2025, des pluies diluviennes et des inondations ont frappé 12 pays, affectant plus de 2 millions de personnes. Ces catastrophes ont détruit les récoltes, endommagé les habitations et coupé l’accès aux services essentiels comme les écoles et les centres de santé. La République démocratique du Congo a été particulièrement touchée, avec plus de 830 000 personnes affectées.

des coupes budgétaires qui aggravent la souffrance

Malgré les efforts des donateurs en 2025, les opérations humanitaires restent sous-financées. Sur les 7,8 milliards de dollars nécessaires pour répondre à la crise, seulement 1,8 milliard ont été collectés, soit un taux de couverture de seulement 24 %.

Ces lacunes financières ont forcé les organisations humanitaires à réduire leurs interventions. En République centrafricaine, le nombre de personnes recevant une aide en espèces a chuté de 75 %, tandis qu’en République démocratique du Congo, 85 % des personnes ciblées pour une assistance en abri n’ont reçu aucun soutien.

Malgré ces défis, les acteurs humanitaires continuent de porter assistance à 19 millions de personnes dans la région. Cependant, des millions d’autres restent sans aide en raison du manque de ressources.

un appel à la solidarité internationale

Les agences humanitaires appellent à une mobilisation urgente pour briser l’indifférence et répondre aux besoins critiques de millions de personnes. Chaque contribution compte pour éviter une catastrophe humanitaire encore plus grave.

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