2 juin 2026

Africa Solidaire

Actualités et analyses sur l'Afrique subsaharienne, avec un regard solidaire sur les enjeux du continent.

Crise politique au Sénégal : le pastef exclut toute participation au gouvernement

Crise politique au Sénégal : le PASTEF d’Ousmane Sonko ne siégera pas dans le nouveau gouvernement

Actualité internationale

Le président Bassirou Diomaye Faye a dévoilé hier la composition du nouveau gouvernement sénégalais, une liste de 30 ministres dépourvue de représentants du PASTEF, le parti d’Ousmane Sonko. Cette décision intervient seulement douze jours après le limogeage de Sonko de son poste de Premier ministre, remplacé depuis par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô.

Les tensions entre le chef de l’État et le leader du PASTEF, devenu président de l’Assemblée nationale, se sont intensifiées ces derniers mois, plongeant le pays dans une période d’incertitude politique. Les désaccords persistent quant à la répartition des rôles au sein de l’exécutif.

Dans un communiqué publié en début de journée, le PASTEF a officialisé son refus de participer au gouvernement. Le texte précise qu’un entretien entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a révélé des divergences majeures, notamment sur l’intégration des forces politiques dans la nouvelle équipe dirigeante.

« Des convergences ont été identifiées, mais des désaccords persistent, particulièrement sur le rôle de la majorité dans l’appareil exécutif », peut-on lire dans le document. Malgré des propositions de compromis soumises au président, aucune réponse favorable n’a été obtenue, conduisant le parti à annoncer son retrait définitif : « Le PASTEF ne participera pas au prochain gouvernement et ne sera représenté par aucun ministre ».

bannière-atricle-section-afrique

Cette décision survient alors que le Sénégal fait face à une conjoncture économique difficile, aggravée par la révélation d’une sous-évaluation de la dette publique en 2024. Le Fonds monétaire international a gelé son programme d’aide de 1,8 milliard de dollars, portant la dette nationale à 132 % du PIB à fin 2024. Le ministre des Finances a indiqué que des négociations reprendraient prochainement avec l’institution, avec l’objectif de parvenir à un accord d’ici le 30 juin.

Copyright © All rights reserved. | Newsphere par AF themes