13 juillet 2026

Africa Solidaire

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Crise politique au Sénégal : les déclarations contradictoires d’ousmane sonko

Crise politique au Sénégal : Ousmane Sonko bouscule les institutions après un revirement inattendu

Conseil constitutionnel : Après l’apaisement, Ousmane Sonko change complètement de discours

Le leader du mouvement Pastef, Ousmane Sonko, surprend l’opinion publique sénégalaise par une volte-face spectaculaire sur la question du Conseil constitutionnel. Après avoir prôné le respect des décisions institutionnelles, il déploie désormais un discours radicalement opposé, dénonçant ouvertement l’ingérence du pouvoir exécutif dans les prérogatives parlementaires.

De l’apaisement à la critique radicale : le virage de Sonko

Quelques jours seulement après avoir salué la décision du Conseil constitutionnel invalidant une loi controversée, Ousmane Sonko a radicalement modifié son positionnement. Le 20 juin, lors d’un rassemblement politique à Touba, le président de Pastef a vivement dénoncé l’influence jugée excessive du président Bassirou Diomaye Faye sur les travaux législatifs. Une déclaration qui contraste fortement avec ses propos antérieurs, où il appelait pourtant au calme et à la stabilité institutionnelle.

« En démocratie, lorsque chaque institution respecte scrupuleusement son domaine de compétence, les crises deviennent impossibles à survenir », avait-il alors affirmé. Pourtant, lors de son allocution à Touba, il a qualifié la situation actuelle de « gravissime », accusant le Conseil constitutionnel de favoriser une interprétation biaisée de la Constitution au détriment des députés.

Une institution constitutionnelle sous le feu des critiques

Le leader de Pastef a pointé du doigt la fréquence des saisines du Conseil constitutionnel par le président Faye. « Chaque semaine, il recourt à cette instance, comme si les députés n’avaient plus le droit de voter des lois indépendamment de sa volonté », a-t-il lancé sous les applaudissements de ses partisans. Une attaque frontale contre l’équilibre des pouvoirs au sommet de l’État.

Cette prise de position intervient dans un contexte politique déjà tendu, où les relations entre l’exécutif et le législatif sont scrutées à la loupe. Ousmane Sonko, figure montante de l’opposition, semble désormais jouer la carte de la confrontation plutôt que celle du compromis, marquant un tournant dans sa stratégie politique.

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