13 juillet 2026

Africa Solidaire

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Ousmane sonko menace de renverser le gouvernement sénégalais par une motion de censure

ousmane sonko menace de renverser le gouvernement sénégalais par une motion de censure

Ousmane Sonko lors de son discours à Touba sur la motion de censure

Le leader du parti PASTEF, Ousmane Sonko, a confirmé hier lors d’une assemblée à Touba son intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lo. Cette annonce s’inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes au Sénégal, où l’opposition multiplie les initiatives pour contester les orientations gouvernementales.

Lors des 48 heures de PASTEF organisées dans la ville sainte de Touba, Ousmane Sonko a clairement exposé sa stratégie pour faire tomber l’exécutif. Le président du parti a réaffirmé que le PASTEF n’hésiterait pas à employer tous les moyens légaux disponibles, y compris ce mécanisme parlementaire, pour s’opposer à des politiques qu’il juge inacceptables. « Nous n’avons plus le choix : face à des pratiques qui sapent les valeurs pour lesquelles nous nous sommes battus pendant une décennie, nous agirons avec détermination », a-t-il déclaré sous les applaudissements des militants présents.

Sonko a justifié cette décision par des années de « sacrifices » et de « pertes humaines » au service du pays. Pour lui, la motion de censure n’est pas une menace en l’air, mais un outil constitutionnel légitime pour corriger ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire ». « Le gouvernement actuel a oublié les promesses faites au peuple. Nous ne pouvons tolérer cela plus longtemps », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’une intervention immédiate.

Le leader de l’opposition a également rappelé que son parti était prêt à renouveler cette démarche autant de fois que nécessaire. « Chaque fois que les circonstances l’exigeront, nous déposerons une motion de censure. Le Sénat et l’Assemblée nationale doivent entendre notre voix », a-t-il conclu, soulignant que cette bataille s’inscrivait dans une logique de défense de la démocratie sénégalaise.

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