Deux trajectoires opposées : pourquoi alli a échoué à côme tandis que mctominay s’épanouit à naples
Deux trajectoires opposées en Italie : Alli, dernier échec à Côme, McTominay s’épanouit à Naples
Le football italien a révélé deux destins contrastés cette saison : d’un côté, Dele Alli, ancien prodige anglais, a vu sa carrière s’effondrer en quelques semaines à Côme après un transfert surprise ; de l’autre, Scott McTominay, autre international anglais, s’épanouit sous les couleurs de Naples. Deux parcours qui illustrent la brutalité du football moderne et ses exigences d’adaptation immédiate.
Dele Alli, une « dernière chance » ratée dans la Serie A
Arrivé à Côme avec l’espoir de relancer une carrière en déclin, Dele Alli a découvert une réalité bien plus impitoyable que prévu. L’ancien international anglais, passé par Tottenham et Everton, n’a disputé qu’un seul match sous les couleurs des Lariani, remplacé après quelques minutes seulement. Un carton rouge et une résiliation de contrat ont scellé son échec en Italie, laissant le joueur dans une situation précaire.
À 30 ans, l’ancien milieu offensif, auteur de 51 buts en Premier League, erre désormais sans contrat. Sans club depuis dix mois, il s’entraîne seul, dans l’attente d’une opportunité qui tarde à se concrétiser. Les grands championnats européens semblent désormais hors de portée, après des passages infructueux à Everton et en prêt au Besiktas. Pourtant, des clubs de EFL, comme Wrexham (dont Ryan Reynolds est actionnaire) ou Birmingham (soutenu par Tom Brady), auraient manifesté un intérêt discret.
Son bref passage à Côme illustre les défis d’une adaptation ratée : rythme italien, pression immédiate, et un manque de temps pour s’imposer. Comme l’a souligné Des Walker, ancien défenseur ayant évolué en Serie A, « en Italie, on ne vous laisse pas de temps : plus vous êtes une star, moins vous avez de temps pour vous adapter ». Une transition brutale pour un joueur habitué au football anglais.
Scott McTominay, l’exemple d’une intégration réussie à Naples
À l’inverse, Scott McTominay a trouvé à Naples un terre d’accueil idéale. Arrivé dans un club ambitieux et bien structuré, le milieu de terrain a su s’imposer rapidement, profitant d’un environnement adapté à ses attentes. Contrairement à Alli, il a intégré une équipe où son rôle était clairement défini, avec des attentes réalistes et un encadrement solide.
Walker, qui a connu les défis de la Serie A dans les années 1990, résume cette différence : « McTominay a rejoint un très grand club qui tenait vraiment à lui. Dele, lui, espérait simplement que tout fonctionne ». Une nuance cruciale : le premier bénéficiait d’un projet clair, tandis que le second a atterri dans un club en reconstruction, où la pression était immédiate.
Quelle issue pour Dele Alli ?
Le joueur, autrefois considéré comme un espoir anglais, doit désormais faire face à la réalité : une carrière en déclin ne se relance pas en quelques semaines. Roberto Di Matteo, qui l’a connu jeune, évoquait déjà en 2016 ses doutes sur sa capacité à retrouver son niveau : « Je ne sais pas ce qui se passe pour lui sur le plan personnel. Il était au sommet, puis quelque chose a changé ».
Pour Alli, la saison 2026-2027 pourrait être décisive. Les rumeurs d’un possible retour à Londres – voire d’un intérêt du Real Madrid – appartiennent désormais au passé. Reste à savoir s’il parviendra à rebondir dans un championnat moins exigeant ou s’il devra accepter un pas en arrière pour reconstruire son parcours.
Une chose est sûre : en Italie, la Serie A ne pardonne pas. Entre adaptation brutale et pression constante, les destins de Alli et McTominay montrent deux visages d’un même championnat, l’un destructeur, l’autre porteur d’espoir.