30 juin 2026

Africa Solidaire

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Est de la RDC : l’ONU dénonce des violences d’une « gravité exceptionnelle »

Une commission d’enquête indépendante mandatée par l’ONU a livré, lundi 29 juin à Genève, un constat alarmant sur la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les informations recueillies font état de violences qualifiées de « gravité exceptionnelle », incluant des violences sexuelles, des exécutions sommaires et le recrutement forcé d’enfants. Cette région, riche en minerais, est en proie à des conflits armés depuis trois décennies, impliquant notamment l’armée congolaise et les rebelles du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Une dégradation inquiétante pour les populations

Devant le Conseil des droits de l’homme, la commission a présenté des témoignages décrivant une aggravation sévère de la situation dans ces deux provinces. Les habitants y sont décrits comme « vulnérables et sans protection » face à l’escalade du conflit et à l’affaiblissement des institutions. « Les informations portées à notre attention font état d’une situation d’une gravité exceptionnelle », a déclaré Arnauld Akodjenou, président de la commission. Il a précisé que les enquêteurs ont reçu « des témoignages profondément préoccupants » concernant les enfants, des violences sexuelles liées au conflit, « y compris l’esclavage sexuel », le recrutement forcé, des homicides illégaux, des arrestations arbitraires et des attaques contre des écoles et des centres de santé.

Enquête préliminaire en cours

Mise en place par le Conseil des droits de l’homme, la commission enquête sur les violations présumées du droit international humanitaire et des droits humains dans l’est de la RDC. Elle souligne que ses investigations en sont à un stade préliminaire et qu’elle ne peut encore se prononcer « sur la nature ou l’ampleur des violations, ni tirer des conclusions définitives ». Cependant, elle a également recueilli des informations sur des entraves à l’accès humanitaire, des mauvais traitements dans les lieux de détention, ainsi que des menaces visant les défenseurs des droits humains et les journalistes qui documentent les abus. Les experts appellent toutes les parties au conflit à garantir un accès humanitaire « sûr, rapide et sans entrave » et exhortent les autorités congolaises et la communauté internationale à soutenir des enquêtes « crédibles et indépendantes » et à renforcer la protection des civils. « Les souffrances portées à notre attention appellent plus que de la préoccupation », a conclu Arnauld Akodjenou. « Elles exigent une attention soutenue, une enquête rigoureuse et un engagement international déterminé. »

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