16 mai 2026

Africa Solidaire

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Frappes au lac Tchad : le Tchad dément les accusations de l’ONU sur des victimes civiles

Le gouvernement du Tchad a vivement réagi aux allégations formulées par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme concernant d’éventuelles victimes civiles lors d’opérations militaires menées dans la région du lac Tchad contre le groupe armé Boko Haram. Lors d’une conférence de presse organisée à N’Djamena, le ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a catégoriquement rejeté ces accusations.

Des accusations jugées infondées et diffamatoires

Le porte-parole a qualifié ces allégations de « tentatives délibérées de nuire à l’image des forces armées tchadiennes ». Pour lui, ces accusations visent non seulement à discréditer l’armée nationale, mais aussi à ternir la réputation du Tchad dans sa lutte contre le terrorisme. Gassim Chérif Mahamat a rappelé que l’armée tchadienne joue un rôle central dans la lutte antiterroriste au Sahel et dans le bassin du lac Tchad, une zone régulièrement ciblée par des attaques de groupes armés.

Une armée engagée dans le respect du droit international

Les autorités tchadiennes ont souligné que toutes les opérations militaires sont menées avec une rigueur exemplaire, en pleine conformité avec les normes du droit humanitaire international. Selon le gouvernement, des mesures strictes sont systématiquement appliquées pour éviter tout dommage collatéral et préserver la sécurité des populations civiles. Ces frappes, ciblées contre les positions de Boko Haram, seraient donc dépourvues de toute atteinte à des vies innocentes.

Un rapport onusien au cœur de la polémique

Cette déclaration survient après la publication d’un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, évoquant la possibilité de pertes civiles importantes suite à des opérations aériennes tchadiennes dans la région. Le document a relancé les débats sur la conduite des interventions militaires dans cette zone sous haute tension, où les affrontements entre les forces de sécurité et les groupes armés restent fréquents.

Le Tchad conteste fermement les conclusions de ce rapport, les jugeant insuffisamment étayées. Les autorités affirment au contraire que les forces de défense et de sécurité tchadiennes sont en première ligne pour stabiliser la région et protéger les populations face aux menaces terroristes.

Un appel à une vision équilibrée de la situation sécuritaire

N’Djamena a appelé à une interprétation « objective et responsable » de la situation sécuritaire dans le bassin du lac Tchad. Le gouvernement réitère son engagement en faveur de la protection des civils et plaide pour un renforcement de la coopération internationale afin de mieux coordonner la lutte contre les groupes extrémistes actifs dans cette zone.

Dans ce contexte de tensions diplomatiques, les autorités tchadiennes maintiennent leur détermination à poursuivre les opérations contre Boko Haram tout en défendant la légitimité et le professionnalisme de leur armée. Malgré les accusations, le gouvernement tchadien reste convaincu que ses forces armées agissent avec la plus grande rigueur dans un environnement sécuritaire particulièrement complexe.

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