12 mai 2026

Frappes tchadiennes contre Boko Haram : des pêcheurs nigérians parmi les victimes

Quelques jours après des attaques meurtrières attribuées à Boko Haram contre une base militaire tchadienne, l’aviation de l’armée de l’air du Tchad a riposté en ciblant des zones sous contrôle djihadiste. Selon des informations relayées par Modern Ghana et Africa Radio, les frappes aériennes ont notamment visé des îles du lac Tchad, où des pêcheurs nigérians auraient trouvé la mort.

Des frappes aériennes dans une région frontalière stratégique

Le 4 mai, des groupes djihadistes ont lancé des assauts nocturnes dévastateurs contre la base militaire de Barka Tolorom, faisant 25 morts, dont deux généraux, et 46 blessés. En réponse, l’armée tchadienne a déployé ses avions de chasse pour frapper des positions de Boko Haram, notamment sur l’île de Shuwa, reconnue comme un bastion djihadiste et un important site de pêche fréquenté par des pêcheurs originaires du Nigeria.

Des dizaines de pêcheurs nigérians portés disparus après les bombardements

Un responsable du syndicat des pêcheurs du lac Tchad a déclaré qu’au moins 40 pêcheurs nigérians auraient péri lors de ces frappes, probablement noyés ou écrasés par les bombardements. La majorité de ces victimes proviennent de la ville de Doron Baga, située sur les rives nigérianes du lac Tchad. Cette localité avait déjà été le théâtre d’un massacre en 2015, où plus de 2 000 personnes avaient perdu la vie.

Une opération militaire qui soulève des questions

Alors que la presse nigériane reste silencieuse sur ce drame, les autorités de ce pays sont régulièrement pointées du doigt pour des frappes ayant causé des pertes civiles. Récemment, des erreurs de ciblage avaient déjà été signalées, rappelant les enjeux cruciaux de la lutte contre le terrorisme dans la région.

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