25 juillet 2026

Africa Solidaire

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Kouakourou au Mali : le village vidé après l’offensive jihadiste du Jnim

Kouakourou au Mali : le village vidé après l’offensive jihadiste du Jnim

David Baché
Kouakourou, village du Mali, déserté après une attaque jihadiste

Le 18 juillet 2026, le mouvement jihadiste du Jnim lance une attaque d’envergure contre le camp militaire de Kouakourou, dans le centre du Mali. Les assaillants, mieux organisés, prennent rapidement le dessus sur les forces maliennes. Le lendemain, un hélicoptère de l’armée est abattu, tandis que des soldats en civil, tentant de se mêler à la population, sont capturés par les combattants.

Les jihadistes imposent alors un ultimatum aux habitants : quitter le village sous 24 heures. Les témoignages recueillis auprès d’habitants et de notables confirment cette expulsion massive.

Une riposte aérienne inefficace

Dès le début de la semaine suivante, l’armée malienne engage des opérations aériennes dans la région. Le mardi 21 juillet, elle revendique la neutralisation de cinq terroristes circulant à moto, ainsi que la destruction d’un véhicule logistique. Pourtant, ces frappes n’ont pas permis de rétablir la situation.

Un convoi de renforts, composé de soldats maliens et de membres du groupe russe Africa Corps, tente de rejoindre Kouakourou. Mais il est systématiquement pris pour cible : embuscades, drones, et même destruction d’un pont forcent les militaires à rebrousser chemin vers Djenné, à près de 40 kilomètres.

Une population dispersée et soutenue

Les habitants de Kouakourou, contraints à l’exode, se dispersent dans des conditions précaires. Certains trouvent refuge dans les villages voisins de Pora ou Saba, où la solidarité locale atténue, tant bien que mal, les difficultés. D’autres rejoignent Djenné, où des centaines de familles sont désormais accueillies dans une école ou chez des proches. Les autorités locales, en collaboration avec la Direction nationale du développement social, ont acheminé plusieurs tonnes de vivres et des moustiquaires pour subvenir à leurs besoins immédiats. Des dons privés affluent également pour soutenir les déplacés.

Parmi les évacués, certains ont même gagné Bamako, la capitale, dans l’espoir de trouver un havre plus sûr.

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