La Côte d’Ivoire distinguée pour ses avancées en gouvernance selon le MAEP
Le MAEP met en lumière les progrès ivoiriens en matière de stabilité et de réformes
Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), outil phare de l’Union africaine dédié à l’analyse des systèmes de gouvernance sur le continent, a récemment salué les efforts remarquables déployés par la Côte d’Ivoire. Ces initiatives portent notamment sur le renforcement de la stabilité politique, la modernisation économique et l’amélioration des institutions publiques. Une reconnaissance qui s’inscrit dans la perspective d’une évaluation de deuxième génération, jugée cruciale pour l’avenir du pays.
Une évaluation stratégique pour consolider les acquis
Lors de sa visite officielle à Abidjan, Marie-Antoinette Rose-Quatre, directrice générale du secrétariat continental du MAEP, a partagé son enthousiasme quant aux progrès accomplis par la Côte d’Ivoire. Elle a souligné que « ces réalisations forment une base solide pour l’évaluation à venir, tout en offrant une opportunité unique de dresser un bilan des avancées depuis 2026 et d’identifier les défis persistants ».
« Cette deuxième évaluation n’est pas un simple contrôle, mais une étape stratégique permettant à la Côte d’Ivoire de mettre en avant ses bonnes pratiques et d’inspirer d’autres nations africaines », a-t-elle précisé. Le MAEP, basé sur des principes d’apprentissage mutuel et de transparence, se positionne comme un acteur clé pour accompagner les États dans leur quête d’excellence en matière de gouvernance.
Un partenariat renforcé pour une gouvernance exemplaire
Au cours de ses échanges avec les autorités ivoiriennes, Marie-Antoinette Rose-Quatre a réaffirmé l’engagement du secrétariat continental à soutenir la Côte d’Ivoire dans la finalisation de sa feuille de route. L’objectif ? Garantir le bon déroulement de l’évaluation et définir des mesures concrètes pour en maximiser l’impact.
« Notre rôle n’est pas de juger, mais d’accompagner. Nous visons à renforcer la démocratie, la transparence économique et le développement socio-économique, en collaborant étroitement avec les institutions locales », a-t-elle ajouté. Cette approche collaborative, fondée sur la confiance et le dialogue, illustre l’ambition commune de promouvoir une gouvernance durable à l’échelle du continent.
La Côte d’Ivoire mise sur l’innovation pour diffuser la culture de la bonne gouvernance
De son côté, PR David Moussa Soro, président de la Commission nationale du MAEP en Côte d’Ivoire, a mis en avant les initiatives locales destinées à ancrer les principes de bonne gouvernance dans la société. Parmi elles, l’université d’été pour la bonne gouvernance, conçue pour sensibiliser les citoyens, et une revue scientifique dédiée à l’intégration africaine, conforme au protocole du CAMES. Ces outils visent à « faire avancer la gouvernance et le développement main dans la main », selon ses termes.
« Nous avons placé la gouvernance au cœur de notre stratégie de développement. Ces instruments permettent de partager des expériences et de promouvoir une culture de redevabilité auprès de tous les acteurs », a-t-il expliqué. La Commission nationale du MAEP s’est également dite prête à collaborer pleinement avec le secrétariat continental pour concrétiser ces ambitions.
Un agenda chargé pour renforcer la coopération africaine
La visite de Marie-Antoinette Rose-Quatre s’est poursuivie par des rencontres institutionnelles de haut niveau. Après avoir échangé avec les membres de la Commission nationale du MAEP à Cocody, elle a été reçue par le Sénat ivoirien. Un entretien avec Nialé Kaba, ministre des Affaires étrangères, a également été programmé pour approfondir les discussions sur les enjeux régionaux et les perspectives de coopération.
Créé en 2003, le MAEP repose sur un accord volontaire entre États africains. Son objectif ? Évaluer et améliorer les systèmes de gouvernance pour favoriser la stabilité politique, l’intégration économique et un développement durable à travers le continent. Une mission qui prend tout son sens dans le contexte actuel, où la Côte d’Ivoire se distingue comme un modèle de progression.