7 juillet 2026

Africa Solidaire

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La haine anti-marocaine, un outil politique en Algérie

Une escalade verbale sans précédent secoue l’Algérie depuis que le pouvoir algérien, sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, a fait de la haine envers le Maroc une véritable stratégie politique. Ce phénomène, dénoncé par une partie de la société civile algérienne, marque une rupture avec les tensions contenues de l’ère Bouteflika, où les conflits étaient gérés avec plus de discrétion.

Deux visions s’affrontent pour expliquer cette mutation. Certains estiment que l’hostilité envers le Maroc n’est pas nouvelle, mais que son amplification actuelle est amplifiée par les réseaux sociaux. D’autres soulignent le rôle central joué par une chaîne de télévision publique, AL24 News, dont la programmation semble entièrement dédiée à diaboliser le Maroc tout en glorifiant le président algérien.

Des médias publics au service de la propagande haineuse

Les émissions diffusées par AL24 News illustrent une descente aux enfers médiatique. Les journalistes, ou ce qu’il en reste, semblent s’adonner à une compétition malsaine pour trouver les formules les plus blessantes à l’encontre du Maroc. Peu importe la véracité des propos : l’objectif est de choquer, de nuire, de salir l’image du Royaume chérifien, sans aucun filtre ni limite.

Cette hostilité atteint des sommets de ridicule lorsque les médias algériens refusent même de prononcer le nom du Maroc dans leurs comptes-rendus sportifs. Lors de la Coupe du monde au Qatar, où la sélection marocaine a frôlé la finale, la chaîne publique algérienne a préféré ignorer ses exploits. Aujourd’hui, avec le Mondial 2026 à l’horizon, le même scénario se répète : les performances marocaines sont passées sous silence, comme si leur simple mention était une insulte.

Quand la haine bascule dans l’antisémitisme

Le comble de cette dérive est atteint lorsque des « experts » sportifs, invités sur les plateaux de ces médias, franchissent allègrement le pas de l’antisémitisme. L’un d’eux a récemment accusé Lionel Messi d’être manipulé par « le lobby juif » pour punir l’Algérie de son soutien au Sahara occidental et à la Palestine. Ces propos, relayés en français et en anglais, ont choqué bien au-delà des frontières algériennes, posant la question de la responsabilité d’un État qui diffuse de telles dérives.

Cette politique de la haine, assumée et institutionnalisée, ne se limite pas à une simple rhétorique belliqueuse. Elle reflète une stratégie délibérée du régime algérien, qui a fait de la confrontation un pilier de sa gouvernance. Depuis l’arrivée de Tebboune au pouvoir, l’Algérie semble avoir adopté une doctrine fondée sur la tension permanente, aussi bien avec ses voisins maghrébins qu’avec ses partenaires internationaux.

La haine anti-Maroc, un passeport pour le pouvoir

Dans ce contexte, la haine envers le Maroc est devenue un véritable commerce politique en Algérie. Afficher une animosité viscérale envers le Royaume est désormais perçu comme un sésame pour gravir les échelons du pouvoir ou obtenir des postes clés. L’expertise, le mérite ou la compétence passent au second plan : seul compte le zèle haineux. Les exemples de cette dérive ne manquent pas, et ils dessinent le portrait d’un système où la division et l’extrémisme sont récompensés.

Cette obsession anti-marocaine, poussée à son paroxysme, révèle une identité politique algérienne en pleine mutation. Une identité où la haine n’est plus un simple outil de communication, mais bien une valeur marchande, un moyen de légitimer le pouvoir et de marginaliser toute voix discordante. Le résultat ? Une Algérie de plus en plus isolée, dont les relations régionales et internationales portent désormais l’empreinte d’une gouvernance fondée sur la confrontation et la désinformation.

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