Le Niger porte la candidature de nafissatou idé sadou au comité onusien pour les droits des femmes
Niamey, 10 juin 2026 – Le Niger intensifie ses efforts pour jouer un rôle plus actif dans les instances internationales. Dans cette perspective, le président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a accueilli, mardi 9 juin à Niamey, une délégation dédiée à la promotion de la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou au Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).

Une coalition stratégique pour promouvoir l’expertise de la société civile à l’ONU
À la tête de l’ONG Femmes Action et Développement (FAD), Mme Idé Sadou bénéficie de l’appui d’un comité constitué pour soutenir sa candidature sur la scène internationale. Reçus au siège du CCR, les membres de ce comité ont présenté un bilan des actions déjà menées et ont discuté des stratégies pour élargir la mobilisation autour de cette ambition portée par le Niger.
Les échanges ont également porté sur les enjeux de cette candidature pour le pays. Selon les promoteurs de l’initiative, l’élection d’une Nigérienne à cet organe onusien représenterait une reconnaissance des compétences nationales et offrirait au Niger une visibilité accrue dans les débats internationaux sur les droits des femmes.

Les enjeux de la représentation nigérienne aux Nations unies
Le président du Conseil consultatif de la refondation a exprimé son soutien à cette démarche. Il a encouragé les membres du comité à poursuivre leurs efforts et a souligné l’importance de mettre en avant les ressources humaines nationales capables de contribuer au rayonnement du Niger à l’international.
L’audience s’est tenue en présence de plusieurs responsables du CCR, dont le rapporteur général, Abdou Moustapha, et le secrétaire de la Commission Justice et Droits de l’Homme, Cheikh Hassane Abdoulaye.
Cette mobilisation en faveur de la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou s’inscrit dans une volonté plus large d’accroître la présence nigérienne dans les institutions internationales. Si elle est élue, le Niger renforcerait sa voix au sein des mécanismes onusiens dédiés à l’égalité des sexes et à la lutte contre les discriminations envers les femmes, tout en consolidant son influence diplomatique sur les questions de droits humains.