2 juillet 2026

Africa Solidaire

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Le PDS rejette la réforme constitutionnelle et s’oppose fermement à Ousmane Sonko

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a officiellement pris position concernant le futur référendum sur la révision de la Constitution. Si l’organisation dirigée par Karim Wade salue l’initiative du président Bassirou Diomaye Faye de donner la parole aux citoyens, elle exhorte toutefois les électeurs à rejeter massivement le texte proposé. Cette annonce s’accompagne d’une charge virulente contre Ousmane Sonko.

Un front commun pour le « Non » au référendum

Dans une déclaration rendue publique ce mardi, le PDS exprime son soutien au principe d’une consultation populaire pour valider les changements constitutionnels. Néanmoins, le parti estime que le contenu de ces réformes représente une menace directe pour la stabilité des institutions du Sénégal. Pour la formation libérale, ce scrutin est un moment crucial où les Sénégalais doivent faire barrage à des modifications jugées périlleuses.

Les responsables du PDS appellent donc leurs partisans, ainsi que l’ensemble de la population, à se mobiliser pour voter « Non ». Ils considèrent que les amendements suggérés ne servent pas l’intérêt général mais répondent à des ambitions personnelles.

Ousmane Sonko sous le feu des critiques

Le PDS ne mâche pas ses mots à l’égard d’Ousmane Sonko. Le parti l’accuse d’être le véritable instigateur de ces réformes dans le but de fragiliser l’ordre républicain. Selon le communiqué, le leader de Pastef chercherait à instaurer une crise institutionnelle majeure, après avoir déjà largement contribué à la dégradation du climat économique et social du pays.

La formation politique dénonce une instrumentalisation des leviers de l’État à des fins partisanes. Elle interpelle le chef de l’État et les autorités judiciaires pour qu’ils garantissent la sauvegarde de la démocratie, de la paix sociale et des libertés individuelles face à ce qu’elle qualifie de tentative de déstabilisation.

Tensions à l’Assemblée nationale

Le climat politique actuel est également marqué par des incidents physiques. Le PDS a fermement condamné les agressions subies par le député Abdou Mbow au sein de l’Hémicycle. Le parti impute la responsabilité de ces violences à des parlementaires issus des rangs de Pastef, illustrant ainsi la profondeur de la fracture entre le pouvoir en place et l’opposition libérale.

Cette prise de position radicale s’inscrit dans une période de forte effervescence politique, alors que l’actualité en Afrique de l’Ouest reste dominée par les débats sur la gouvernance et la solidarité africaine.

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