Le Tchad mobilise 1 500 soldats pour restaurer la sécurité en Haïti
Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a officiellement annoncé l’envoi de 1 500 militaires en Haïti. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), une initiative coordonnée par les Nations unies pour stabiliser le pays caribéen.
Une contribution militaire d’envergure
L’apport du Tchad à cette mission internationale se traduira par la mobilisation de deux bataillons distincts, comptant chacun 750 soldats. Cet effort porte l’effectif global promis à 1 500 hommes. Il est à noter qu’un premier groupe de 400 agents est déjà opérationnel sur le terrain haïtien.
Cette information a été transmise aux institutions législatives tchadiennes par le biais d’un communiqué du chef de l’État, dont la lecture a été assurée par Ali Kolotou Tchaïmi, le président de l’Assemblée nationale. Cette nouvelle phase fait suite à une première déclaration datant du 24 mars, qui prévoyait initialement le déploiement de 750 membres des forces de sécurité.
Une expertise reconnue dans le maintien de la paix
Le continent africain, à travers l’engagement du Tchad, confirme une fois de plus sa capacité de projection internationale. Le président Mahamat Idriss Déby a rappelé que son pays possède une solide expérience au sein des coalitions mondiales. Le Tchad a notamment œuvré dans la lutte contre Boko Haram et a participé à diverses missions en République démocratique du Congo (RDC), en Côte d’Ivoire, au Mali et au Cameroun, sans oublier son implication majeure dans le G5 Sahel.
Un contexte d’urgence humanitaire en Haïti
Haïti traverse une crise sans précédent. Le pays est actuellement sous l’emprise de groupes criminels qui multiplient les exactions : assassinats, pillages et enlèvements sont devenus le quotidien de la population. Selon les rapports de l’ONU, ces gangs ont étendu leur domination bien au-delà de Port-au-Prince au cours de l’année écoulée. Le bilan humain est lourd, avec plus de 5 500 victimes recensées entre mars 2025 et la mi-janvier.
La Force de répression des gangs (FRG) a pour objectif de soutenir la police locale avec un effectif pouvant atteindre 5 500 personnels. Cette mission multinationale succède à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) précédemment dirigée par le Kenya. Ce changement intervient alors que des soldats kényans font face à des accusations de comportements répréhensibles, notamment des agressions sexuelles sur des mineures.
Cet engagement illustre une forme de solidarité africaine concrète, où l’expertise des troupes de l’Afrique subsaharienne info et leur savoir-faire en zone de conflit sont mis au service de la stabilité mondiale. Pour suivre cette actualité Afrique de l’Ouest et centrale, ce déploiement reste un événement majeur de l’Afrique solidaire actualité.