31 mai 2026

Africa Solidaire

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Liberté de la presse au Mali et au Burkina Faso : appelle à la fin des atteintes

A streetvendor holds newspapers with the headline on the mutiny in Ouagadougou on January 24, 2022. - The President of Burkina Faso, Roch Marc Christian KaborÈ, was arrested on Monday and was detained in a barracks in Ouagadougou, the day after mutinies in military camps in this country plagued by jihadist violence, AFP learned from security sources. (Photo by OLYMPIA DE MAISMONT / AFP)

liberté de la presse au Mali et au Burkina Faso : les organisations internationales sonnent l’alarme

Sous l’égide de Reporters sans frontières (RSF), près de 30 organisations de défense des droits humains et médias ont adressé un courrier solennel aux autorités du Mali et du Burkina Faso. L’objectif ? Mettre un terme aux violations répétées de la liberté de la presse dans ces deux nations ouest-africaines, alors que leur classement dans le classement mondial de la liberté de la presse continue de se dégrader.

une mobilisation sans précédent pour les droits des journalistes

Ce collectif, composé de médias locaux, internationaux et d’ONG, a publié une lettre ouverte exigeant :

  • La cessation immédiate des pressions et intimidations envers les professionnels de l’information
  • Le respect des engagements internationaux en matière de liberté d’expression et de presse
  • La protection des journalistes contre les menaces physiques et morales

« Cette initiative rappelle que la liberté de la presse est un pilier essentiel de la démocratie, surtout en période de transition et de crise sécuritaire », déclare Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF. « Les autorités malienne et burkinabè doivent prendre des mesures concrètes pour garantir un environnement sûr aux journalistes. »

des situations critiques au Mali et au Burkina Faso

Les deux pays affichent des scores préoccupants dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse :

  • Burkina Faso : 58ᵉ place (score : 48,52/100)
  • Mali : 113ᵉ place (score : 45,63/100)

Les cas d’atteintes à la liberté de la presse se multiplient :

au Burkina Faso

  • Expulsions de correspondants étrangers (Libération, Le Monde)
  • Suspension de médias internationaux (RFI, France 24)
  • Menaces de mort relayées par des « influenceurs » pro-régime
  • Campagnes de désinformation massives sur les réseaux sociaux
  • Décisions controversées du Conseil supérieur de la communication (CSC)

Le CSC a même appelé les autorités à « prendre les mesures idoines pour assurer la sécurité des médias » dans un communiqué publié en mars 2023.

au Mali

  • Saccage de la Maison de la presse de Bamako (février 2023)
  • Arrestation et incarcération de journalistes critiques (Ras Bath, Aliou Touré)
  • Suspension de médias locaux (Joliba TV)
  • Expulsions de journalistes étrangers
  • Violences physiques et cyberharcèlement

Les experts des Nations Unies et d’ONG comme Human Rights Watch ont exprimé leur inquiétude face à cette dégradation alarmante.

une liste impressionnante de signataires

Parmi les 29 organisations ayant signé l’appel figurent :

  • Médias locaux : Joliba TV News (Mali), Lefaso.net, Le Pays, L’Observateur Paalga (Burkina Faso)
  • ONG internationales : Fédération des journalistes africains (FAJ), Union internationale de la presse francophone (UPF), Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest (MFWA), Human Rights Watch, Reporters sans frontières (RSF)
  • Médias internationaux : Jeune Afrique, Libération, Le Monde, RFI, France 24

des mesures urgentes requises

Les signataires de la lettre ouverte demandent aux autorités des deux pays de :

  • Mettre fin à toutes les mesures restrictives envers la presse
  • Garantir la sécurité des journalistes menacés ou agressés
  • Mener des enquêtes transparentes sur les attaques contre les médias
  • Respecter les traités internationaux ratifiés (Charte africaine des droits de l’homme, Pacte international relatif aux droits civils et politiques)
  • Protéger l’espace civique et le débat démocratique

Les destinataires de l’appel incluent également les instances régionales (Union africaine, CEDEAO, UEMOA) et les organisations internationales (ONU, UNESCO, OIF).

Pourquoi cette mobilisation est-elle cruciale ?

En pleine crise sécuritaire, les journalistes jouent un rôle vital : informer les populations tout en respectant les contraintes géopolitiques. Leur travail est indispensable pour maintenir un débat démocratique et favoriser le retour à la paix. « La lutte contre le terrorisme ne doit pas servir de prétexte pour restreindre les droits fondamentaux », rappellent les signataires.

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