22 mai 2026

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Loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet une application stricte

Afrique

Loi anti-homosexualité : Ousmane Sonko promet une application sans faille

Le Premier ministre Ousmane Sonko a clarifié la position du gouvernement sénégalais concernant la nouvelle législation renforçant les sanctions contre les actes homosexuels. Une déclaration faite lors d’une séance parlementaire sous haute tension.

Alexandre L.
||3 min de lecture
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Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement du Sénégal à appliquer strictement la nouvelle loi anti-homosexualité, malgré les pressions extérieures.

Lors d’une séance parlementaire houleuse, le chef du gouvernement a pris la parole pour défendre la souveraineté nationale face aux critiques internationales. Les députés ont adopté en mars 2026 une réforme alourdissant les peines liées aux actes contre nature, une expression désormais clairement définie par le texte.

« Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques sur notre sol », a déclaré Ousmane Sonko, rappelant que la société sénégalaise rejette massivement ces comportements. Le Premier ministre a rejeté toute idée de moratoire, martelant : « Cette loi sera appliquée. »

Un rejet de l’ingérence occidentale

Face aux critiques venues notamment de certains cercles intellectuels africains, Ousmane Sonko a dénoncé une tentative d’imposition des normes occidentales. « Nous sommes huit milliards d’êtres humains, mais un petit noyau, l’Occident, veut imposer l’homosexualité au monde entier au nom de sa domination médiatique et économique », a-t-il lancé.

Les nouvelles dispositions pénales, votées à l’unanimité par les députés, élargissent la définition des actes répréhensibles. Désormais, tout rapport sexuel entre personnes de même sexe est considéré comme un acte contre nature, tout comme les relations avec un cadavre ou un animal. Les peines encourues varient de cinq à dix ans de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA, sans compter les sanctions prévues en cas de viol ou de pédophilie.

Le texte, promu par l’Assemblée nationale, marque un tournant dans la législation sénégalaise, renforçant la répression contre les comportements jugés contraires aux valeurs locales. Ousmane Sonko a conclu en réaffirmant que « la loi votée sera appliquée dans toute sa rigueur ».

Ousmane Sonko

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