31 mai 2026

Africa Solidaire

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Lutte contre la corruption au Mali : la jeunesse au cœur de la stratégie 2025

Mali la semaine anti corruption 2025 placee sous le signe de la jeunesse et de la rigueur judiciaire

Le coup d’envoi de l’édition 2025 de la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été donné à Bamako par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Cette initiative majeure vise à sensibiliser les citoyens sur les mécanismes de répression de ce fléau. Pour cette année, le thème central reste focalisé sur l’implication des nouvelles générations : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain ».

Lors de son intervention, le ministre a rappelé que la corruption constitue une menace directe pour les fondements démocratiques et la sécurité nationale, favorisant l’émergence du terrorisme et du crime organisé. Il a insisté sur la nécessité d’une action collective pour contrer ces dérives aux conséquences dévastatrices.

🎯 Un engagement politique ferme pour la refondation

L’organisation de cet événement témoigne de la détermination du Général d’armée Assimi Goïta et des autorités de la Transition à mener un combat sans merci contre les pratiques illicites. Cette lutte s’inscrit dans la dynamique globale de refondation de l’État, prônant des valeurs de patriotisme et une gestion exemplaire de la chose publique.

La jeunesse malienne en première ligne

Considérée comme le moteur du changement social, la jeunesse du Mali est appelée à briser les anciennes habitudes pour instaurer une culture de la transparence. Le ministre Kassogué s’est réjoui de l’adhésion massive des organisations de jeunesse à cette noble cause.

🛡️ Un arsenal judiciaire renforcé pour plus de dissuasion

Afin de garantir une répression efficace de la délinquance financière, le département de la Justice mise sur des structures spécialisées :

  • Pôle National Économique et Financier (PNEF) : chargé de traquer les auteurs de détournements grâce à des méthodes d’investigation de pointe.
  • Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) : dont la mission principale est de restituer à l’État les biens et fonds illicitement acquis.

L’objectif est clair : rendre la corruption non rentable en s’assurant que les produits du crime ne profitent jamais à leurs auteurs.

Les avancées du nouveau Code pénal

Le cadre législatif évolue pour offrir moins d’échappatoires aux fraudeurs :

  • Fin de la prescription pour les crimes économiques touchant au patrimoine public.
  • Abolition des immunités et privilèges parlementaires dans ce domaine.
  • Protection accrue pour les lanceurs d’alerte, les experts et les victimes.

Outils technologiques et dénonciation

La modernisation de la justice passe également par le numérique :

  • La ligne gratuite « Binkani Kunafoni » (3611) permet à chaque citoyen de signaler anonymement des actes de corruption.
  • Le déploiement imminent d’une plateforme informatique dédiée permettra de dématérialiser les procédures judiciaires et de limiter les risques d’interactions frauduleuses.

🤝 Vers une synergie d’action entre les institutions

Pour gagner ce combat, le ministre prône une coopération étroite entre les différents organes de contrôle, notamment l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), le Bureau du Vérificateur général (BVG) et la Cour des comptes. Un cadre de concertation permanent devrait voir le jour prochainement pour harmoniser les efforts de ces institutions.

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