13 juin 2026

Africa Solidaire

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Mali: le gouvernement malien propose une prime pour la capture de chefs jihadistes et rebelles

Ancien négociateur touareg devenu chef du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) depuis 2017, Iyad Ag Ghaly incarne aujourd’hui l’un des principaux défis sécuritaires du Sahel. Cet homme, déjà sous sanctions onusiennes et inscrit sur les listes noires des États-Unis, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des accusations graves de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

une escalade des violences jihadistes et rebelles au Mali

La situation au Mali s’est dramatiquement dégradée ces dernières semaines, avec des attaques d’une violence inouïe menées les 25 et 26 avril. Ces assauts, coordonnés par des éléments du JNIM en alliance avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), ont ciblé des installations stratégiques dans plusieurs régions du pays. Parmi les victimes de ces attaques figurent le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, figure centrale de la junte au pouvoir à Bamako, tué lors d’un attentat-suicide.

une prime record pour démanteler les réseaux terroristes

Face à cette menace grandissante, le gouvernement malien a annoncé, dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, une série de primes financières pour toute information menant à l’arrestation ou à la neutralisation de responsables jihadistes et rebelles. Six personnalités sont désormais visées, dont Amadou Kouffa, autre cadre du JNIM, dont la tête est mise à prix pour 2,2 millions d’euros. Deux autres dirigeants du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, figurent également sur cette liste.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a précisé que ces récompenses s’inscrivent dans une démarche visant à « préserver la sécurité nationale et lutter contre le terrorisme ». Les services de l’État soulignent que ces individus sont recherchés pour leur implication présumée dans l’organisation et l’exécution d’actes terroristes ayant causé des pertes humaines et matérielles sur l’ensemble du territoire malien.

le Mali plongé dans une crise sécuritaire sans précédent

Depuis 2012, le Mali est en proie à une crise sécuritaire persistante, alimentée par les exactions du JNIM, des factions liées à l’État islamique ainsi que par des groupes criminels communautaires. Ces violences ont profondément ébranlé la stabilité du pays et de la sous-région, plongeant des millions de citoyens dans l’insécurité et le dénuement.

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