13 juin 2026

Africa Solidaire

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Sahel : le Mali propose des récompenses pour la capture de chefs jihadistes et rebelles

Iyad Ag Ghaly, figure centrale du terrorisme au Sahel

Ex-diplomate et ancien rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly dirige actuellement le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), une coalition jihadiste née en 2017. Considéré comme l’ennemi public n°1 de la région, cet homme cumule les sanctions internationales : inscrit sur la liste des terroristes par les États-Unis, sous embargo de l’ONU, et désormais visé par un mandat de la Cour pénale internationale pour des accusations graves de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Attaques d’envergure : le Mali sous pression jihadiste et rebelle

Les derniers jours d’avril ont marqué un tournant dans la crise sécuritaire malienne. Les forces du JNIM, alliées au Front de libération de l’Azawad (FLA) — mouvement à dominante touarègue — ont mené des offensives simultanées dans plusieurs zones stratégiques du pays. Ces assauts, d’une rare intensité, ont ciblé des positions clés du régime en place à Bamako, dont l’un des symboles, le ministre de la Défense Sadio Camara, a péri dans un attentat-suicide.

Le gouvernement malien lance un appel aux informateurs

Face à cette escalade, les autorités ont décidé de passer à l’offensive. Un communiqué officiel diffusé sur les ondes de la télévision nationale a révélé une mesure exceptionnelle : des primes financières pour la capture ou l’élimination de sept responsables jihadistes et rebelles. Parmi eux, Amadou Kouffa, autre chef du JNIM, dont la tête est mise à prix pour une somme de 2,2 millions d’euros, ainsi que deux figures majeures du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif.

Le texte souligne que ces individus sont recherchés pour leur rôle présumé dans la planification et l’exécution d’actes terroristes, ayant causé des pertes humaines et matérielles considérables sur l’ensemble du territoire. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile invite la population à collaborer en fournissant des renseignements exploitables, garantissant l’anonymat et une rémunération en échange d’informations fiables.

Une crise sécuritaire persistante depuis plus d’une décennie

Depuis 2012, le Mali est englué dans un chaos sécuritaire complexe. Les violences récurrentes impliquent un éventail d’acteurs : le JNIM, les factions affiliées à l’État islamique dans le Grand Sahara, ainsi que des groupes criminels communautaires. Cette instabilité a profondément ébranlé la stabilité du pays, malgré les multiples interventions militaires et les accords de paix tentés au fil des années.

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